
De retour à la Maison-Blanche, Donald Trump avait aussitôt donné le ton de sa présidence en instaurant de nouveaux tarifs douaniers à l’encontre de nombreux pays dans le monde. Rebaptisé «jour de la libération» le 2 avril dernier, ces nouveaux droits de douane, d’abord de 20 %, sont finalement descendus à 10 % pour une période de 90 jours le 9 avril dernier avant d'être finalement portés à 15 % au mois d’août sur la majeure partie des produits. Seuls quelques produits ont été visés par une taxation plus importante : c’est le cas de l’acier et de l’aluminium (+50 %) et des voitures (+25 %).
Alors que l’instauration de ces nouvelles taxes douanières a secoué le monde économique, dans les faits, la réaction des acteurs économiques concernés ne s’est pas fait attendre. Pour preuve, en un an, les exportations françaises à destination des États-Unis ont connu une baisse de 5 %. Un chiffre, qui reste toutefois moins important que pour nos voisins allemands, dont les flux outre-Atlantique ont lourdement chuté de 11 %, tandis qu’à l’inverse, ceux de l'Italie ont continué à progresser (+ 3 %), rapporte Les Échos.
L’aéronautique continue de s’exporter, les produits cosmétiques et pharmaceutiques à la peine
Dans le détail, les produits pharmaceutiques et cosmétiques français sont ceux qui ont connu la plus forte baisse, avec une chute respective de 20 % et de 12 %. Mais ce sont sans surprise l’acier et l’aluminium ainsi que l’automobile qui ont subi de plein fouet le choc des mesures tarifaires mises en place par Donald Trump, avec des baisses respectives de 25 % et de 10 %.
À l’inverse, d’autres secteurs continuent de plutôt bien se porter. C’est le cas des machines et équipements (+ 7 %), des boissons (+ 4 %), des produits chimiques de base (+ 15 %) ou des produits de luxe (+ 3 %). Quant à l’aéronautique, bien que d’abord frappé par des droits de douane de 15 % avant de finalement revenir à une exemption au mois de juillet, le secteur a toujours le vent en poupe avec une progression des exportations de 21 % à près de 5,5 milliards d’euros.


















