
Droits de douane de Donald Trump, surendettement des Etats, incertitudes sur l’inflation et la croissance économique des Etats-Unis, tensions sur les taux à long terme, changement de gouvernement en France… La Bourse (CAC 40, Nasdaq…) fait face à un regain d’incertitudes politiques, géopolitiques, économiques et financières. Affrontant de nombreux vents contraires, les sociétés cotées en Bourse «continuent toutefois de créer de la valeur et de surprendre positivement», relève Nicolas Domont, associé gérant chez Optigestion.
Les résultats publiés par les sociétés cotées en Bourse au titre du deuxième trimestre ont confirmé que nombre d’entreprises avaient dépassé les attentes des analystes financiers, «en dépit des tensions réglementaires et des incertitudes économiques», souligne la société de gestion. La force des sociétés cotées en Bourse réside dans la souplesse de leur gestion, dans leur capacité à ajuster rapidement leur organisation et à maintenir un fonctionnement opérationnel efficace, en dépit de l’instabilité de l’environnement politique. Là où les décisions politiques «peinent à se concrétiser, les sociétés cotées en Bourse répondent par l’innovation et la discipline», salue Optigestion. De son côté, Auris Gestion a identifié trois actions en Bourse dignes d’intérêt et disposant d’un fort potentiel d’appréciation à moyen terme. Tour d’horizon.
En Bourse, la valorisation des actions Adidas est retombée à un plancher, il y a du potentiel
Malgré l’impact défavorable de la dépréciation du dollar et des droits de douane de Donald Trump à venir, Adidas a confirmé ses perspectives annuelles grâce à des ventes toujours dynamiques au deuxième trimestre (+12% en organique), portées par l’Amérique du Nord, l’Amérique latine et les marchés d’Asie émergente. Cette tendance «devrait se prolonger en 2026, soutenue par la vigueur des segments Performance (basketball, running…), Lifestyle, ainsi que par le Football avec la Coupe du Monde aux Etats-Unis», se réjouit Joffrey Ouafqa, directeur des gestions d’Auris Gestion.
La marque parvient en outre à améliorer sa marge brute, malgré la pression promotionnelle de Nike. Après la récente correction en Bourse liée aux inquiétudes sur la consommation américaine et l’impact des tarifs douaniers, la valorisation des actions Adidas redevient attrayante, selon Auris Gestion. La société se paie en Bourse 16 fois les bénéfices 2026 (un multiple plancher depuis la période Covid), «alors même que le consensus des analystes financiers anticipe une croissance des résultats de plus de 40% en 2026 et proche de 20% en 2027», fait valoir Joffrey Ouafqa.
En Bourse, les actions Inditex (marque Zara) retrouvent de l’attrait
Depuis la dernière publication de comptes trimestriels d’Inditex (marque Zara), l’action du géant espagnol du prêt à porter a cédé 14% sur fond d’inquiétudes concernant le rythme de croissance des ventes. Le deuxième trimestre «devrait toutefois rassurer, avec une accélération proche de +6%, une performance solide dans un contexte de confiance consommateur dégradée. L’exposition limitée aux Etats-Unis (environ 8% du chiffre d’affaires) réduit par ailleurs l’impact potentiel des nouveaux droits de douane», rassure Joffrey Ouafqa.
Selon l’expert, Inditex a démontré sa capacité à fixer ses prix et à préserver des marges élevées, comparables voire supérieures à certains acteurs du luxe, grâce à un positionnement différenciant et à des marques peu challengées (concurrencées) sur le segment du fast fashion haut de gamme. Avec un bilan solide (11 milliards d’euros de trésorerie nette), un FCF yield (ratio entre le cash flow opérationnel après investissements et le cumul de la valeur en Bourse et de l’endettement financier net) de 5% et une valorisation retombée à 20 fois les bénéfices 2026 (contre une moyenne de 22 fois sur 5 ans et 24 fois sur 10 ans), les actions Inditex «retrouvent de l’attrait», fait valoir Joffrey Ouafqa.
Prysmian profite de l’engouement pour l’efficience énergétique et du boom de l’intelligence artificielle
Leader mondial des câbles pour l’énergie et les télécommunications, Prysmian «profite de la dynamique structurelle liée à l’efficience énergétique (éolien offshore, interconnexions, solaire) et de l’essor du transport d’électricité à longue distance, stimulé par la consommation croissante des data centers et de l’intelligence artificielle», explique Joffrey Ouafqa. Après +9% en 2024, le chiffre d’affaires devrait encore progresser de 14% en 2025 puis de 7% en 2026, une prévision jugée prudente.
Combinée à un renforcement du pricing power (capacité d’une entreprise à imposer ses prix à ses clients), cette trajectoire soutiendra une croissance du résultat opérationnel proche de 15% par an sur les trois prochaines années. A 17 fois les bénéfices 2026, la valorisation en Bourse des actions Prysmian se situe en haut de fourchette historique, mais la valeur «conserve un potentiel attractif au fur et à mesure que la société délivrera selon les ambitions de son plan stratégique 2028», juge Joffrey Ouafqa.
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