La Bourse de Paris évolue en petite baisse ce mardi 12 mai, dans un contexte de prix de l'énergie élevée et d'impasse diplomatique entre Téhéran et Washington, après des déclarations de Donald Trump sur la fragilité du cessez-le-feu au Moyen-Orient. Vers 10h20 heure de Paris, le CAC 40, indice vedette de la Bourse de Paris, reculait de 0,55% pour s'établir à 8 012,35 points. La veille, l'indice CAC 40 avait perdu 0,69% à 8 056,63 points.

Les deux références mondiales du pétrole évoluent désormais au-dessus des 100 dollars le baril. «Cela pèse lourdement sur les actions européennes, qui reculent fortement ce matin», souligne Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. «Les espoirs d'un accord de paix entre l'Iran et les Etats-Unis s'estompent rapidement» après les déclarations du président américain suggérant que le cessez-le-feu «ne tient plus qu'à un fil», poursuit-elle.

Les tensions géopolitiques avec l'Iran pèsent sur la Bourse

Donald Trump a en effet souligné lundi que le cessez-le-feu était «sous assistance respiratoire» après avoir fustigé la réponse de l'Iran au plan américain visant à mettre fin durablement à la guerre, Téhéran se disant prêt à riposter en cas d'agression. La réponse iranienne à la dernière offre américaine est «à mettre à la poubelle», a-t-il jugé.

Au cours d'un appel téléphonique avec un journaliste de Fox News, Donald Trump a également dit lundi qu'il envisageait de relancer son opération de protection des navires pour traverser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran depuis l'offensive israélo-américaine du 28 février. La voie diplomatique piétine entre Washington et Téhéran, qui s'envoient via le médiateur pakistanais des propositions pour consolider le cessez-le-feu, sans résultat concluant.

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Les géants du luxe rebondissent en Bourse

Le secteur du luxe résistait ce mardi, après son fort décrochage de la veille : Kering prenait 1,13% à 241,20 euros, LVMH gagnait 0,88% à 456 euros et L'Oréal 0,66% à 355,95 euros vers 10h30 heure de Paris. Lundi, le secteur avait fortement baissé en Bourse après la publication d'une note d'analystes de la banque Berenberg faisant ressortir le faible potentiel de croissance du secteur, et ce qui influence les conséquences de la guerre au Moyen-Orient.