La Bourse de Paris évolue en petite baisse ce jeudi 5 mars, les investisseurs restant nerveux face à la guerre au Moyen-Orient et à la reprise de la hausse des prix du pétrole et du gaz naturel européen. Vers 10h, heure de Paris, l'indice CAC 40 perdait 0,42% soit une perte de 34,60 points, pour s'établir à 8 133,13 points. La veille, l'indice vedette avait amorcé un rebond, terminant sur une petite hausse de 0,79% à 8 167,73 points. «Les marchés semblent avoir trouvé un certain équilibre, mais l'incertitude persiste, les tensions géopolitiques et les dynamiques économiques croisées maintenant les investisseurs sur le qui-vive», commente Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

De nouvelles explosions ont retenu à Téhéran tôt jeudi matin alors que l'Iran affirme avoir tiré des missiles sur les quartiers généraux de forces kurdes en Irak, nourrissant les inquiétudes sur une extension de la guerre à travers le Moyen-Orient et sur son impact pour l'économie mondiale. La veille, la guerre a marqué un développement significatif lorsqu'un sous-marin américain a coulé un bateau de guerre iranien dans l'océan Indien, une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

En Bourse, le CAC 40 craint les effets d’un conflit avec l'Iran sur la durée

Les Gardiens de la Révolution ont également affirmé ce jeudi qu'un missile iranien avait touché un pétrole américain dans le Golfe. Cet incident, non confirmé à ce stade de source indépendante, intervient alors que les Gardiens disent avoir le «contrôle total» du détroit d'Ormuz. «Les marchés restent extrêmement nerveux» et l'actualité «ne pointe pas vers une résolution rapide du conflit», estime Mme Ozkardeskaya.

Côté énergie, les deux références mondiales du brut, le Brent de la mer du Nord et le WTI, se répartissent à la hausse ce jeudi, gagnant d'environ 3% vers 9h GMT. La veille, les cours s'étaient stabilisés pour terminer presque sans changement. Sur le marché du gaz naturel, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence sur le Vieux Continent, prenait environ 8%, un mouvement relativement contenu pour ce marché extrêmement volatil et habitué des fortes variations.

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Depuis le début de la semaine, il a flambé de 65%. «Compte tenu du contexte actuel - escalade géopolitique, hausse des prix du pétrole, possiblement élevée - (…) l'aversion au risque devrait se maintenir», estime Daniela Hathorn, de Capital.com.