
La Bourse de Paris évolue en légère hausse ce mardi 10 février, au cours d'une séance marquée par les résultats bien accueillis de Kering, qui développe les poids lourds du luxe vers le haut, avant des indicateurs aux Etats-Unis. Vers 9h40 (heure de Paris), le CAC 40 prenait 0,24% à 8 343,59 points, en hausse de 20,48 points. Lundi, le CAC 40 avait grappillé 7,77 points, soit 0,10%, à 8 281,61 points. L'indice se rapproche de son record en séance en début d'année (8 396,72 points).
«Après les turbulences sur les marchés des métaux précieux et des cryptomonnaies, les investisseurs récents rentrent désormais leur attention sur les résultats d'entreprises et les indicateurs économiques à venir», relève Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. La place parisienne profite des résultats du groupe de luxe Kering, dont le titre s'envolait de 10,88% à 287,95 euros en milieu de matinée, un lien qui lui permettait d'effacer une grande partie des pertes cumulées depuis le début de l'année. Dans son sillage, Hermès prenait 2,12% à 2 116,00 euros et LVMH 0,56% à 538,40 euros.
La Bourse scrute de près les données américaines
Les analystes notent également «une meilleure performance de Gucci» sur les derniers mois, marque phare du groupe, en grande difficulté. Autre point d'attention des investisseurs : la publication des ventes au détail aux Etats-Unis pour le mois de décembre, attendue vers 14h30 (heure de Paris). Suivront jeudi les chiffres de l'emploi et vendredi l'inflation pour janvier dans la première économie mondiale. Ces indicateurs auront «une influence sur les anticipations des investisseurs concernant la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed)», relève Patrick Munelly, analyste pour Tickmill Group. Plus l'inflation et l'activité sont faibles, plus l'institution monétaire sera susceptible de baisser ses taux d'intérêt, ce qui est favorable aux actions.
Grève «massive et internationale» chez Ubisoft
Les syndicats français d'Ubisoft (+8,71% à 4,67 euros) appellent à une grève «massive et internationale» de tous les salariés du géant français des jeux vidéo à partir de ce mardi, ont-ils annoncé dans un communiqué commun transmis à l'AFP. Ils s'opposent notamment à un nouveau plan de réduction des coûts d'au moins 200 millions d'euros sur deux ans, et s'ajoute aux 300 millions d'euros d'économies déjà réalisés depuis 2023. Empêtré dans des difficultés financières et plombé par plusieurs lancements de jeux en demi-teinte ces dernières années, l'action du groupe s'est effondrée de près de 95% en cinq ans sur les marchés.

















