
1. Les Etats-Unis, premier fournisseur
A peine 1% de notre consommation de pétrole provient d’une extraction en France. Plutôt rassurant par les temps qui courent : le conflit dans le golfe persique n’a que peu d’impact sur notre approvisionnement, les premiers pays fournisseurs étant les Etats-Unis (22,3% de nos importations), suivis du Kazakhstan (15%) et du Nigeria (12,1%). Conflit ukrainien oblige, la Russie ne nous vend plus une goutte depuis 2023.
2. Une indispensable étape de raffinerie
Issu de forages terrestres ou maritimes, le pétrole brut est inexploitable tel quel. Il doit subir un traitement pour devenir un hydrocarbure plus ou moins léger (essence, kérosène, diesel, fioul…) qui servira ensuite pour les transports, le chauffage ou la pétrochimie. Livré par tanker, il est acheminé vers des sites de raffinage souvent proches des ports d’arrivée, Antifer (76), Donges (44) et Fos-sur-Mer (13).
3. Deux groupes tricolores sur le créneau du raffinage
La France compte sept raffineries détenues par cinq groupes spécialisés dans le secteur énergétique. Deux sont français : TotalEnergies avec Gonfreville-l'Orcher (76), Donges (44) et Feyzin (69), ainsi que Rubis en Martinique. Les autres sont étrangers : le joint-venture anglo-chinois Petroineos à Lavéra (13), le canadien North Atlantic à Gravenchon (76) et Rhône Energies, un consortium créé par l’américain Entara et le suisse Trafigura, à Fos-sur-Mer (13). A noter que TotalEnergies possède également deux bioraffineries : Grandpuits (77) et La Mède (13).
- 47,5 millions de mètres cubes de carburants consommés en 2025 en France sur la route (- 0,6% sur un an).
Source : Ufip Energies et mobilités.
4. Une dépendance pour la fabrication du gazole
Autant nos raffineries couvrent le gros de la demande pour le sans-plomb (plus de 70%), autant c’est plus compliqué pour le gazole routier et non routier, le kérosène et le fioul qui, eux, doivent être importés. A 50% pour le gazole et à plus de 60% pour le kérosène. Ces produits finis arrivent alors essentiellement par bateaux et sont livrés dans une dizaine de ports le long de notre littoral.
5. Des centres de dépôt secondaires dans tout le pays
Une fois raffinés, les carburants sont acheminés vers 200 centres de dépôt dans toute la France, principalement par pipeline. Trois réseaux existent : Le LHP (Le Havre-Paris) fournit l’Ile-de-France et les aéroports parisiens ; le PMR (Méditerranée-Rhône) remonte du sud jusqu’à Lyon et la Savoie ; et le DMM (Donges-Melun-Metz) traverse la France d’ouest en est.
6. Des différenciations de qualité à la dernière étape
Les carburants envoyés par pipeline depuis les raffineries sont indifférenciés quel que soit le client final, la répartition se faisant dans les centres de dépôt. Les sociétés pétrolières (TotalEnergies, Esso, BP, Shell, Enilive) y rajoutent souvent des additifs pour distinguer leur offre en stations-service de celle de la grande distribution.
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