
C’est une habitude prise par des milliers de consommateurs chaque année. Une fois son téléphone portable ou son ordinateur devenu obsolète ou en fin de vie, certains optent pour l’achat d’un nouvel appareil reconditionné plutôt que pour un neuf. En l’espace de dix ans, Back Market est d’ailleurs devenu une référence sur le web dans le domaine. Mais désormais, la start-up voit plus grand et a décidé d’étendre son offre en annonçant l'ouverture de ses premiers points de vente physiques.
Une décision annoncée en grande pompe par le cofondateur de l’entreprise, Thibaud Hug de Larauze, qui, dans une interview accordée à La Tribune Dimanche, a fait savoir qu’un magasin ouvrira dans les prochaines semaines à New York avant de s’implanter dans 500 points de vente existants en France. Ce nouveau virage entrepris par l’entreprise, qui était jusqu’alors uniquement sur le web, vise ainsi à capter une clientèle qui serait réticente à effectuer ses achats en ligne. En effet, selon une étude de Kantar, 70 % des consommateurs américains achètent hors ligne tandis qu’en France, plus d’un acheteur sur deux préfère se déplacer dans une boutique physique, notamment pour les produits d’occasion.
Une entreprise valorisée à 5,1 milliards d’euros
Lancée en 2014 par Quentin Le Brouster, Vianney Vaute et Thibaud Hug de Larauze, Back Market, qui est devenue une licorne en 2021, est aujourd’hui valorisée à 5,1 milliards d’euros et a su s’imposer dans pas moins de 17 pays avec 17 millions de clients. Et l’entreprise voit encore plus loin en visant un volume d’affaires supérieur à 3 milliards d’euros en 2025, soit une croissance de 30 % par rapport à 2023 lorsqu’il était de 2,1 milliards d’euros.
Outre son implantation dans des boutiques physiques, Back Market a également opéré un autre changement de taille avec le lancement d’une filiale dédiée à la réparation dans plusieurs pays, à savoir en France, en Espagne et en Allemagne. Objectif : la démocratisation de l’accès aux pièces détachées et le renforcement de la confiance de ses clients. Un service qui sera disponible à la carte ou par le biais d’un abonnement fixé à 6,99 euros par mois pour des réparations illimitées. «Les consommateurs ont aujourd’hui peu recours à la réparation parce qu’on leur demande de se débrouiller pour trouver une échoppe de confiance», explique Thibaud Hug de Larauze. Alors qu’aujourd’hui, près de 30 % des portables en circulation sont des appareils reconditionnés - contre 5 % en 2015 -, la licorne espère, grâce à ses prochaines boutiques physiques, faire monter ce chiffre à 50 % en séduisant un public plus large.


















