La production d’une huître dure trois ans

C’est une algue microscopique, mais réputée. Invisible à l’œil nu, la navicule bleue marque de son sceau les paysages de Charente-Maritime, autant que les coquillages qui s’y épanouissent. Vue du ciel, elle donne une teinte vert d’eau aux anciens marais salants transformés en bassins d’affinage pour les huîtres; à hauteur d’homme, elle apporte des reflets émeraude aux coquilles, signe de meilleures qualités gustatives. «C’est la signature de la Charente-Maritime», lance Laurent Champeau, directeur du Comité régional de la conchyliculture (CRC). Portée par cette spécificité, la région est le premier bassin ostréicole français, avec près de 45.000 tonnes d’huîtres produites chaque année. Bien que le tourisme reste l’activité principale de la zone, le travail des coquillages fait vivre près de 900 exploitations et 1.500 salariés permanents, générant environ 350 millions d’euros de chiffre d’affaires par an.

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