Une puissante berline allemande passe le pont qui enjambe l’Aure. A son bord, Daniel Delahaye observe l’imposant bâtiment noir qui écrase les petites maisons du village: «C’est U3, notre nouvelle tour de séchage pour le lait en poudre», explique le directeur général d’Isigny Sainte-Mère. Avec cette nouvelle cathédrale, la coopérative pourra produire 70.000 tonnes de lait infantile par an, contre 45.000 aujourd’hui. Juste à côté, une autre usine de production, aussi imposante, est en train de sortir de terre. «Ça, c’est T5 bis, elle va être inaugurée l’année prochaine pour traiter nos excédents de lait écrémé.»

Tous les voyants sont au vert chez Isigny Sainte-Mère. Le chiffre d’affaires de la coopérative du Calvados a atteint 507 millions d’euros cette année, en hausse de 12%. Les bénéfices tutoient les sommets avec 70 millions d’euros d’excédent brut d’exploitation, en hausse de 27%. Et pour que le tableau soit complet, les vaches y mettent du leur: la collecte de lait de ses 650 éleveurs a progressé de 4% en 2020. Loin de subir la crise du Covid, la coopérative vient de réaliser une année record. «Les consommateurs étaient prêts à mettre un peu plus d’argent pour se faire plaisir avec de bons produits», constate Simon Frileux, responsable marketing.

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