C’est peut-être à Chaumes-en-Brie que s’invente le futur de notre énergie. Dans la vaste ferme de la famille Quaak, en Seine-et-Marne, pas de blouse blanche ni d’instruments de laboratoire. Mais de la bouse de vache et des poussières de céréales, qui fermentent dans de grandes cuves ressemblant à des yourtes. Ces déchets organiques produisent du biométhane, un gaz renouvelable et local qui est ensuite injecté dans le réseau de GRDF. «Nous fournissons 13 millions de kilowattheures chaque année, de quoi chauffer les 10.000 habitants des 6 communes qui sont raccordées», détaille Mauritz Quaak. Avec son frère Jacques-Marie, ils ont été les premiers agriculteurs en France à se lancer dans l’aventure, en 2013.

Ils ne sont plus seuls désormais, puisqu’on compte 565 sites de production en activité aujourd’hui, à 85% situés sur des exploitations agricoles. Un record européen qui fait pâlir d’envie des pays voisins comme l’Italie. Outre les résidus agricoles, les déchets ménagers, de boues d’épuration, de restauration collective et de l’industrie agroalimentaire vont aussi être mis à contribution. Le potentiel est là: GRDF estime que le biométhane pourrait représenter 20% du gaz consommé en France d’ici 2030, soit la part du gaz russe avant la guerre en Ukraine. Le gouvernement, lui, table plutôt autour de 10%.

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