Une autre voie est possible : telle était la conviction de Jean-Yves Berthon après avoir soutenu sa thèse en biologie végétale, et travaillé au sein de trois industries dans trois régions. Dans un monde dominé par l'industrie chimique, le jeune chercheur perçoit les immenses possibilités offertes par les biotechnologies. « Le principe de la biotechnologie est de travailler sur des matières premières naturelles pour enrichir leurs procédés actifs », explique Jean-Yves Berthon. « Les applications étaient nombreuses pour des produits plus durables, efficaces, susceptibles d'intéresser l'industrie. » Il fonde Greentech en 1992, et se concentre d'abord sur les ingrédients végétaux. L'industrie cosmétique est la première à s'engager à ses côtés ; celle-ci est toujours la première cliente du groupe, qui travaille avec les dix plus grandes marques mondiales du secteur. Greentech ne cessera ensuite d'innover et de se diversifier.

Le sourcing : retour aux origines

À partir d'un réseau de chercheurs travaillant à travers le globe, Greentech déniche des plantes méconnues et développe des filières en Afrique, au Brésil, en Asie et en Océanie, en partenariat avec les fournisseurs locaux. « Le sourcing ne consiste pas uniquement à trouver la bonne source, mais aussi à la préserver », formule le dirigeant. « Notre démarche est durable et éthique, elle repose sur la préservation de la biodiversité, dans une logique de partage. Le respect des cultures et des personnes est à la base de tout. » En Amérique du Sud, Greentech a participé à la résurrection de l’Inca Inchi, une plante oubliée dont les graines contiennent plus de 50% d’oméga 3 ; à Madagascar, elle met en place des cultures aboutissant à la création d'une industrie pharmaceutique locale. La fondation en 2016 de Greentech Brasil est l'aboutissement de cette logique de filière. Dans son usine de São Paulo, la branche brésilienne du groupe extrait les principes actifs de plantes issues du nord du pays, et crée des produits directement commercialisables.

© Laboratoire de recherche de Greencell, dédié à l’amélioration de bactéries et de champignons pour l'agronomie, l'agroalimentaire et l'environnement. ©Denis Pourcher

Au plus près de la diversité du vivant

Avant cette implantation en Amérique du Sud, la société GREENTECH s'était diversifiée dans d'autres domaines : en 2000, elle crée Greencell, dédiée à l’amélioration de bactéries et de champignons pour l'agronomie, l'agroalimentaire et l'environnement. « Une alternative à la chimie pour stimuler les cultures en milieu difficile, en nourrissant les sols via des micro-organismes aussi efficaces que respectueux de la nature » décrit le fondateur. « Des produits qui peuvent également servir à dépolluer les eaux usées et les déchets industriels. » En 2005, le groupe auvergnat rachète Aquamer, spécialisée dans la production de micro-algues, qui ont contribué à sauver les huîtres du bassin de Thau. Rebaptisée Greensea, elle fabrique aujourd'hui des produits destinés à la purification de l'eau, l'agronomie, la pharmacie et la cosmétique.

© Greencell propose des produits référents en bio-fertilisation, bio-stimulation, bio-contrôle et pour le traitement des environnements pollués. ©Denis Pourcher

Innovation et émulation

Si toutes les entités de Greentech travaillent de manière autonome, elles sont interconnectées en termes de Recherche et Développement, auquel le groupe consacre 15% de son chiffre d'affaires. Par exemple, la connaissance acquise par Greensea dans les micro-algues marines a été exportée pour les biostimulants de Greencell, et a également permis de créer un produit cosmétique pour protéger la peau de la pollution et des UV. « Nous savons redonner vie aux sols par les micro-organismes, de la même façon que nous savons redonner vie au corps humain par le microbiote... Cette “cross-fertilisation” est passionnante et pleine de possibilités », explique Jean-Yves Berthon. Au fil des ans, Greentech a à disposition plus de 300.000 molécules. Elle a ainsi développé des produits nouveaux comme les acides de fleurs non-irritants pour desquamer la peau et favoriser le renouvellement cellulaire. Elle a aussi participé à la production du Taxol, un anti-cancéreux issu de l'écorce d'if.

© Greentech et Greensea développent des actifs marins issus de microalgues permettant aux marques cosmétiques d'adapter leur stratégie. ©Greentech

Vers un futur durable

Totalement indépendante, Greentech poursuit son développement. En 2021, le groupe a investi dans Eranova, spécialisée dans la production de plastique bio-sourcé, plus durable que celui de l’industrie pétrochimique. En 2022, il reprenait la production d’extraits végétaux à visée pharmaceutique de la société Gifrer. De plus, l'usine-mère de Clermont-Limagne va doubler sa surface à l'issue de travaux qui doivent s’achever fin 2026 : un investissement de 12 millions d'euros. Un principe d'évolution permanente conforme à la philosophie de Greentech dans tous les domaines. « Notre démarche a toujours été d'imaginer des produits répondant voire devançant les besoins du marché, y compris là où il y avait peu de volonté de changement », indique le dirigeant. « C'est ce qui nous motive à nous développer notamment vers l'agroécologie : imaginer des produits utiles pour un futur durable est dans notre ADN. »

Infos :

www.greentech-group.com

Mail : [email protected]

Tél. : 04-73-33-99-00

Article sponsorisé par Greentech. La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article.