Jeudi 12 février, la start-up américaine d’intelligence artificielle Anthropic, éditrice du modèle d’IA Claude, a annoncé une valorisation record de la société à 380 milliards de dollars, à la suite d’une levée de fonds de 30 milliards de dollars, selon La Tribune. Basée à San Francisco, la société voit sa valorisation grimper depuis septembre 2025. Sa dernière valorisation fait d'elle l’une des sociétés non cotées les plus chères au monde, avec OpenAI, ByteDance, maison de TikTok ou SpaceX. Pour cette nouvelle levée de fonds, le tour de table a été mené par le fonds souverain singapourien GIC, ainsi que le hedge fund Coatue Management.

L’explosion d’Anthropic pourrait bien retarder son entrée en Bourse, initialement envisagée en 2026. Même chose pour OpenAI, soutenu par Microsoft et SoftBank, qui préparerait aussi une levée de fonds qui pourrait grimper jusqu’à 100 milliards de dollars, alors que sa valorisation se rapprocherait de 830 milliards.

Une rivalité de plus en plus forte

Alors que la société créatrice de Claude assure générer «un chiffre d’affaires annualisé» de 14 milliards de dollars, l'entreprise mère de ChatGPT revendique 20 milliards selon les mêmes indicateurs. Des chiffres qui inquiètent le secteur car nettement en dessous des investissements colossaux injectés dans l’IA, à hauteur de centaines de milliards de dollars. L’écart alimente les craintes d’une bulle autour du secteur de l’IA.

Pour faire face à ces craintes, Anthropic a affirmé, selon plusieurs médias américains, vouloir réduire ses dépenses de trésorerie à un tiers de son chiffre d’affaires pour 2026, avant d'atteindre 9 % de son CA en 2027. La start-up vise ainsi une rentabilité pour 2028. De son côté, OpenAI a fixé cet objectif pour 2030.

Claude Code, outil généré par Anthropic en mai 2025, générait déjà 2,5 milliards de dollars de revenus annualisés. Par ailleurs, la start-up américaine affirme compter parmi ses clients huit des dix plus grandes entreprises américaines du classement Fortune. Depuis le début 2026, les abonnements pour cet outil ont d’ailleurs quadruplé, et séduit BlackRock, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, ou encore Microsoft et Nvidia.