Comment avez-vous traversé cette folle année 2020 ?

J’ai dû affronter deux crises en même temps, celle de la maladie et celle du confinement. Le jour où je suis revenu chez moi après une lourde opération d’un cancer, j’ai appris que nous devions fermer. J’ai préféré garder secrète ma maladie pour ne pas affaiblir l’entreprise. Ma première préoccupation a été de préserver l’emploi des 6.000 personnes qui travaillent chez Gifi. Les mesures du gouvernement, prêts garantis et chômage partiel, nous ont bien aidés. Mais très vite, un problème majeur s’est présenté à nous : les commandes, passées souvent neuf mois à l’avance, ont saturé nos entrepôts, malgré les 450.000 mètres carrés dont nous disposons. Nous avons bloqué les conteneurs dans les ports. Les camions, eux, on ne pouvait pas les bloquer. J’ai passé des nuits à me demander : est-ce que tu vas survivre à ton cancer ? Est-ce qu’on va sauver l’entreprise ? Et puis je me suis dit que j’avais toujours su rebondir.

Vous avez alors choisi une mesure choc en sortie de confinement...

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