Pins collectors, mascottes colorées, ou tee-shirts souvenirs. Dans le mégastore des Jeux olympiques de Paris, sur les Champs-Elysées, Pauline hésite. Mais une chose est sûre: son passage en caisse ne va pas être aussi simple que dans les autres commerces qu’elle fréquente. Pourtant, en tant que cliente du Crédit agricole, Pauline dispose d’une carte de paiement tout ce qu’il y a de plus normal, arborant les logos bien connus de Mastercard et de CB. Seulement voilà: dans ce magasin, comme dans l’ensemble des 150 boutiques officielles des Jeux, les transactions ne peuvent que passer par le réseau de Visa.

Partenaire officiel de la compétition depuis 1986, la marque américaine s’est en effet offert le droit de participer à la construction de l’infrastructure technique de ces olympiades. Et d’exiger l’exclusivité des paiements par carte. Faisant fi, dès lors, des 40% de Français dont le rectangle de plastique n’arbore pas son logo… Du jamais-vu dans l’Hexagone, où nous sommes habitués à ne pas nous poser de questions sur le prestataire exécutant le paiement, qu’il s’agisse de Visa, Mastercard, CB ou encore American Express! Avertie par des panonceaux «Visa only», Pauline n’a donc d’autre choix que de payer en liquide. «C’est pire que de se faire refouler d’une boîte», peste la jeune femme.

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