Nouveau coup dur pour André ! La marque de chaussures a été placée en redressement judiciaire le 30 avril par le tribunal de commerce de Paris, à sa demande. Née en 1896, André a longtemps chaussé la France. Aujourd’hui, elle trébuche. Depuis 2018, la marque a connu pas moins de trois redressements judiciaires, trois propriétaires différents et une perte de vitesse vertigineuse. De 180 magasins à son âge d’or, elle n’en compte plus que 16 et 99 salariés. Dernier homme d’affaires à avoir tenté l’aventure ? Le belge Karim Redjal, qui a repris le flambeau en 2023, via sa société Optakare. Rebranding à la clé : l’enseigne devient «New André» mais les ventes continuent de patiner.

«Cette démarche a pour objectif la présentation d’un plan de continuation une fois la restructuration finalisée et vise à renforcer notre capacité d’adaptation dans un secteur en pleine mutation. Elle nous permet de continuer à repenser notre présence commerciale, à affiner notre offre de produits et à consolider notre modèle économique pour répondre plus efficacement aux attentes de nos clients», avance le groupe sur LinkedIn. Pendant cette période, les magasins, le corner aux Galeries Lafayette Haussmann à Paris ainsi que le site internet de la marque restent ouverts, a précisé la marque.

Jennyfer en liquidation il y a quelques jours

Anciennement propriété de Vivarte, ex-fleuron de l’industrie textile en France (Naf Naf, Caroll, Kookaï, La Halles) liquidé fin 2021, André a été cédé à Spartoo en 2018. En panne de croissance, la marque avait été une première fois placée en redressement judiciaire en 2020 avant d’être rachetée par François Feijoo, ancien PDG de l’enseigne de 2005 et 2013. Nouveau coup de massue en 2023 avec un deuxième placement en redressement judiciaire qui s’est soldé par l’arrivée d’un nouvel actionnaire, Karim Redjal.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’une mauvaise nouvelle ne vienne ébranler le monde de la mode. La semaine passée, c’est la marque culte de mode, Jennyfer, qui a été placée en liquidation judiciaire. Elle a jusqu’au 28 mai pour trouver un repreneur. Si aucun candidat ne se manifeste, 300 magasins, dont 220 en France, baisseront définitivement le rideau et 999 salariés se retrouveront sur le carreau.