
Article sponsorisé par Les Jardins de Gally
Parler de « paysage urbain » semble presque antinomique. Est-ce un simple slogan ou une réalité de terrain ?
Pour nous, c’est une évidence ancrée dans l’histoire familiale. Mon père a créé cette entreprise avec l’idée que la nature doit habiter la ville. Aujourd’hui, les mentalités ont basculé : il est devenu clair qu’une ville sans nature est inhumaine. Mais mon approche va au-delà du simple bien-être un peu évanescent.
Je pose toujours cette question aux chefs d'entreprise : « En quoi disposer d’un jardin est-il utile à votre activité ? » Bien sûr, il y a la qualité de vie, l’esthétique, mais il y a beaucoup plus. Un jardin nous apprend la patience et l’humilité. Il nous fait faire un petit pas de côté salutaire dans les rythmes professionnels parfois effrénés. Un jardin a toujours une actualité qui nous décentre de nous-mêmes et de l’entreprise. Il nous inscrit dans un temps long, fait de succès et d’échecs. En respectant le cycle des saisons, les collaborateurs retrouvent un équilibre qui renforce leur attachement au lieu de travail et leur fierté de collaborer. Le jardin est beau, c’est essentiel, mais il est aussi utile.
Les chiffres nous aident à percevoir l’impact environnemental des espaces verts d’entreprises : nous développons 15 000m2 de cultures mellifères et gérons 300 ruches dont 138 en entreprises et nous plantons chaque année environ 22 000 arbres.
Concrètement, quels types d’espaces concevez-vous ?
Chaque projet est unique car il doit s’adapter aux contraintes spécifiques de l’entreprise et du lieu. Cela va de la façade végétalisée au toit-terrasse, en passant par le jardin classique, le verger ou l’installation de ruches.
Surtout, nos jardins intègrent des réponses concrètes aux grands défis climatiques et les entreprises pour lesquelles nous travaillons y sont très sensibles. Nous concevons des dispositifs pour la gestion de l’eau, la préservation de la biodiversité. Nous créons des îlots de fraîcheur ou travaillons à la désimperméabilisation des sols. Une gestion différenciée des espaces nous permet de n’intervenir que là où c’est nécessaire, en adaptant les tontes aux besoins réels de l’écosystème et de l’entreprise.
Pour l'entreprise, il y a aussi un enjeu budgétaire : nous intégrons dès la conception le coût de maintenance pour qu’il soit le plus bas et le plus prévisible possible.
Peut-on aller jusqu’à dire que le jardin est un actif financier pour l’entreprise ?
Absolument. C’est un patrimoine qui valorise directement les biens immobiliers et l’image de marque. Prenez l’exemple des Jardins de Léon, sur le toit d’un data center dans le 11e arrondissement de Paris. Sur 1 275 m², nous avons installé 1 600 végétaux, dont 900 comestibles. Ce jardin est un lieu de partage : il est entretenu par nos équipes, mais aussi par une association de riverains qui gère la partie potagère.
Cette capacité à transformer une surface technique en terrain de rencontre a été récompensée, tout comme notre travail pour le siège de Pernod Ricard à Marseille, où nous avons reçu un trophée Eilo. Le jardin devient un outil de médiation entre l'entreprise et la cité, entre l'entreprise et ses collaborateurs.

Qu’est-ce qui fait l’ADN des Jardins de Gally ?
Notre ADN est agricole. Nous sommes une entreprise de 700 collaborateurs, dont 450 dédiés au paysage, mais notre socle reste notre ferme horticole des Yvelines. Nous exploitons toujours nos propres vergers et ouvrons nos cultures au public avec des cueillettes en libre-service. Cette double identité d'agriculteurs-jardiniers nous donne une compétence technique importante et nous relie fermement à la terre.
Notre métier est de rendre des espaces à la nature, d’apporter la nature au plus grand nombre. C’est aussi le sens du service de l’entreprise « Les Vergers de Gally », qui livre des paniers de fruits frais en entreprise, et est devenue entreprise à mission en 2025.
Enfin la créativité. La manifestation “Jardins, jardin” met en scène des designers, des architectes, des paysagistes avec les dernières évolutions et tendances. C’est un univers où la technique et la créativité ouvrent des horizons très vastes et c’est essentiel pour répondre aux contraintes du milieu urbain mais aussi pour répondre aux grands enjeux environnementaux. Il faut inventer et réinventer pour donner toujours plus de place à la nature. Nous travaillons pour de nombreuses entreprises mais aussi pour des publics très variés, en Ehpad ou dans des écoles. Il faut adapter les jardins pour qu’ils soient pratiques, utiles, réjouissants et des vrais lieux de partage.
Quels sont vos projets pour les années à venir ?
Notre grand projet est le développement d’un campus de formation. En ville, les plantes sont agressées : les racines ont peu de terre, l'air est sec, la chaleur est réverbérée. Les faire s'épanouir demande une expertise pointue. Nous voulons aussi transmettre notre expérience du « zéro phyto » dont nous sommes pionniers. Pour être un bon jardinier urbain, il faut être un très bon jardinier. Ce campus a pour vocation de former nos équipes en continu mais aussi des personnes extérieures.
La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article



















