LVMH, Hermès, Kering… Les actions des géants du luxe du CAC 40 ont chuté notablement depuis leurs records, avec des plongeons respectifs de 42%, 31% et 66% ! Et si LVMH, Christian Dior et Kering ont connu une forte revalorisation à partir de l’été 2025, les actions du luxe ont globalement lourdement rechuté depuis les pics inscrits l’automne dernier. Les résultats 2025 de LVMH ont été très mal accueillis par la Bourse. Quant aux comptes annuels 2025 de Kering et d’Hermès, l’enthousiasme initial sur les actions a vite été effacé…

Même si la croissance du secteur du luxe semble mûre pour repartir, soutenue par la résistance de la demande aux Etats-Unis, une possible stabilisation en Chine (un marché clé pour le luxe) et le renouvellement créatif des grandes maisons, ces espoirs de redressement semblent déjà intégrés dans les cours de Bourse (après la forte remontée des actions observée ces derniers trimestres), selon Carmignac. En effet, en Bourse, les acteurs européens du secteur du luxe se paient en moyenne 26 fois les profits attendus pour 2026, note le gérant d’actifs, qui estime ainsi que les sociétés cotées du luxe «devront surperformer des attentes déjà généreuses sur les résultats pour délivrer (et donc satisfaire les investisseurs en actions, NDLR)». D’où l’idée qu’une certaine prudence et la sélectivité sont de mise sur les actions LVMH, Hermès et Kering.

LVMH, Hermès, Kering… La croissance des géants du luxe du CAC 40 risque de décevoir, au vu des attentes assez élevées de la Bourse

Les espoirs de croissance soutenue du secteur du luxe reposent en partie sur le boom de la richesse des ménages américains les plus riches (alimenté par l’envolée continue des actions américaines depuis avril 2025) et la stabilisation attendue de la demande des ménages chinois (certains économistes espèrent une stabilisation du marché immobilier, tandis que les actions chinoises se sont envolées, favorisant ainsi un effet richesse pour une partie de la population chinoise). Carmignac évoque aussi les attentes de hausses de prix de vente des articles de luxe (qui dopent le chiffre d’affaires).

Prudence, toutefois, sur ces leviers attendus du redressement du secteur du luxe. Aux Etats-Unis, il sera dur de surprendre au-delà de ce qui est déjà espéré, la Bourse tablant déjà sur une croissance cumulée de 10% sur les deux prochaines années, rapporte Carmignac. Une éventuelle rechute de la Bourse américaine pourrait mettre à mal l’effet richesse des Américains les plus aisés. Et alors que le moral des ménages américains est tombé à des niveaux historiquement bas, sur fond de craintes sur l’emploi, la consommation a déçu dernièrement, fait valoir IG.

De son côté, la demande d’articles de luxe en provenance de Chine pourrait être dopée par la mise en œuvre cette année de mesures de relance d’envergure par Pékin, juge Carmignac. Mais pour l’heure, l’économie chinoise reste éprouvée, entre problèmes internes et impact des droits de douane de Donald Trump. Enfin, le scénario de nouvelles hausses de prix de vente est envisageable, mais après plusieurs années de hausses tarifaires de plus de 10% en moyenne par an, «l’élasticité de la demande locale pourrait recommencer à se manifester (les consommateurs pourraient réagir aux hausses de prix de vente en achetant moins d’articles de luxe, NDLR)», avertit Carmignac.

Quel potentiel en Bourse pour les actions LVMH, Hermès et Kering, selon l’analyse financière et l’analyse technique ?

LVMH est davantage discipliné sur les coûts et a commencé à se désengager des activités les moins rentables, mais sa base de coûts reste élevée, déplore Carmignac, qui dit préférer attendre un point d’entrée plus attractif sur les actions du n°1 du luxe du CAC 40 avant d’envisager de se réengager. Kering s’attaque activement à sa dette mais ses ventes devraient rester sous pression, selon le gérant d'actifs. Quant à Hermès, la très grande aisance de ses clients les rend moins sensibles aux hausses de prix de vente, mais Royal Bank of Canada s’attend néanmoins à une nouvelle année d’érosion des marges. Selon l’analyse financière, au vu des niveaux de valorisation actuels, est-ce un bon timing pour acheter les actions LVMH, Hermès et Kering, ou vaut-il mieux attendre ?

Et au-delà de l'analyse des fondamentaux des géants du luxe, quelles sont les perspectives des actions selon l’analyse technique (analyse graphique et mathématique de l’évolution des cours) ? Les lecteurs de Momentum, la lettre d’investissement premium quotidienne de Capital sur la Bourse, basée sur l’analyse technique et l’analyse financière, ont largement bénéficié ces dernières années de nos recommandations d’achat et de vente, pour la plupart émises à d’excellents timings, avec des gains massifs en Bourse à la clé. Depuis 2021, notre sélection d’actions en Bourse a connu un meilleur parcours que celui du CAC 40. En optant pour un abonnement annuel, 5 mois sont offerts. Pour en profiter, il suffit de cliquer sur le lien ci-après.