
Mistral AI franchit un nouveau cap. Selon les informations de Bloomberg, la start-up française pourrait lever trois milliards d’euros dans le cadre d’une valorisation XXL estimée à 20 milliards d’euros. Une source proche du dossier indique que les pourparlers avec les investisseurs ne sont qu’à leurs débuts, ce qui pourrait entraîner une progression de cette valorisation. Actuellement, Mistral AI est valorisée à 11,7 milliards d’euros. Son premier actionnaire est le groupe néerlandais ASML qui détient 11% du capital de l’entreprise spécialisée dans l’Intelligence artificielle.
La banque publique française Bpifrance et plusieurs sociétés de capital-risque américaines comme Lightspeed Venture Partners, General Catalyst font partie des premiers investisseurs. Fondée en 2023 par des chercheurs de Google DeepMind et de Meta Platforms, Mistral AI se positionne comme le champion européen face aux géants américains et chinois spécialisés dans l’IA. En ce sens, la société dirigée par Arthur Mensch a multiplié les mesures importantes. Elle a d’abord acquis Koyeb, un fournisseur de cloud sans serveur, et Emmi AI, spécialisée dans les modèles d’IA appliqués à la simulation physique et à l’ingénierie industrielle.
Des investissement massifs annoncés
Mistral AI a aussi récemment annoncé un investissement de 1,2 milliard d’euros pour se doter de centres de données en Suède, puis a levé 830 millions de dollars sous forme de dette pour acquérir 13 800 puces Nvidia, destinées à équiper un nouveau centre de données près de Paris. C’est la première levée de dette de l’entreprise et c'est un signal fort pour les investisseurs, qui affichent une confiance grandissante dans les entreprises européennes d’intelligence artificielle.
Un partenariat sur cinq ans a également été conclu avec Airbus ainsi qu’une alliance avec BMW, à l'occasion de son événement «AI Now Summit», le 28 mai dernier, rapporte Maddyness. La première décarcone française (NDLR : avoir une valorisation supérieure à 10 milliards d’euros) prévoit une capacité de calcul de 200 mégawatts d’ici 2027, puis d'un gigawatt à l’horizon 2030.



















