
Le «prêt flash carburant» suscite de l'intérêt. Au lendemain de son lancement, cette offre de Bercy a déjà entraîné «plusieurs centaines de demandes pour à peu près 10 millions d'euros», a affirmé le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, sur le plateau de Bonjour ! La Matinale TF1 ce mardi 14 avril. Les réquisitions viennent « essentiellement, à 60%, des transporteurs routiers », a précisé le patron de la Banque publique d'investissement, chargée de soutenir et de financer les entreprises françaises.
Pour aider les petites entreprises face à la hausse drastique des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, Bercy a annoncé, début avril, le lancement d'un «prêt flash carburant» avec Bpifrance. Ce dispositif prévoit d’allouer des sommes de 5 000 à 50 000 euros au taux de 3,80%, sans garanties, aux TPE (Très Petites Entreprises) et PME (Petites et Moyennes Entreprises) des secteurs éligibles comme les transports, l’agriculture ou encore la pêche qui ont des dépenses de carburant «représentant au minimum 5 % du chiffre d'affaires».
Un «prêt flash carburant estimée à une centaine de millions d’euros»
Les prêts seront «distribués via un canal 100% numérique par Bpifrance», avec une «mise à disposition des fonds sous 7 jours», selon le communiqué du ministère. Plusieurs critères seront à respecter pour obtenir cette aide : avoir été créée il y a plus d’un an et accepter de donner accès à Bpifrance à ses derniers mois de relevés de compte bancaire. La durée de ces prêts sera de 36 mois, «incluant un différé d’amortissement du capital de 12 mois», selon le texte.
🔴 Ouverture du prêt flash carburant
— TF1Info (@TF1Info) April 14, 2026
"Nous avons eu plusieurs centaines de demandes pour à peu près 10 millions d'euros", annonce @NicolasDufourcq, directeur général de la BPI, précisant que les demandes viennent "essentiellement, à 60%, des transporteurs routiers".
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Au total, la somme déboursée pour le «prêt flash carburant» est «estimée à une centaine de millions d’euros», ajoute Nicolas Dufourcq, qui confirme que seulement 10% des sommes disponibles ont déjà été distribuées. Aucun calendrier n’a été divulgué en raison de l'instabilité de la situation au Moyen-Orient. Mais certains dénoncent une mesure inefficace. Selon le Syndicat des Indépendants et des TPE ou l'Union nationale des taxis, cela peut endetter les bénéficiaires qui ont plaidé pour un prêt à taux zéro.
Pas de panique sur les défaillances d'entreprises
«Évidemment cela aurait été mieux de faire un bouclier» ou «un prêt à taux zéro», mais «cela coûte de l'argent public et la France ne peut plus se le payer», a-t-il répondu. Par ailleurs, Nicolas Dufourcq s’est montré optimiste concernant les risques de défaillances d'entreprises. «C'est un prêt sans garanties sur le patrimoine de l'entrepreneur, ce qui veut dire que le risque est couvert par des fonds de garanties dotés par l'État», explique-t-il, estimant le taux de défaut à 5%.
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