Alors que les financements levés ont fléchi de 35% au premier semestre 2025, selon EY et France Digitale, les patrons de nos jeunes pousses espèrent un retour à meilleure fortune en 2026. Ils pourront pour cela compter sur l’intelligence artificielle (IA) – et notamment celle s’appuyant sur les agents, ces robots sophistiqués – qui propulse les valorisations vers des sommets. Comme dans le cas de Pigment ou d’Artefact, d’ores et déjà devenus des licornes.

Sylvie Ouziel, cofondatrice et directrice générale de Blue Bridge Group AI

Ses agents IA vont coloniser nos entreprises

Cette centralienne passée par le géant du conseil Accenture, l’assureur Allianz et le poids lourd de la communication Publicis, ambitionne d’accélérer le déploiement de l’intelligence artificielle dans les entreprises, en revendiquant pour ses clients (Siemens, Pfizer...) un retour sur investissement 4 à 12 fois supérieur aux coûts de mise en œuvre. Fondée début 2025, sa start-up Blue Bridge s’est fait une spécialité des agents intelligents, ces applications appelées à décharger le personnel des corvées administratives.

Ces IA autonomes, concoctées sur mesure, par une équipe d’une vingtaine de salariés, peuvent tout aussi bien saisir des formulaires complexes que gérer une partie de la facturation, planifier l’affectation d’agents de sécurité dans des magasins et des usines, ou décortiquer un contrat d’assurance pour simuler des indemnisations de sinistres. Un joli arsenal technologique qui devrait lui permettre de tripler son chiffre d’affaires, à 30 millions d’euros pour 2026, qui ne sera que… son deuxième exercice.

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