Le rapprochement a de quoi surprendre. En février, les sandales Birkenstock, certes réputées pour représenter le summum du confort plantaire mais longtemps perçues comme ringardes et à l’esthétique pour le moins minimaliste, ont fait leur entrée dans la galaxie Arnault. Le fonds L Catterton, cofondé par LVMH et Bernard Arnault, et la Financière Agache, sa holding familiale, ont acquis la majorité des parts du chausseur allemand, connu pour ses semelles ergonomiques en liège. L’opération aurait, selon plusieurs commentateurs, valorisé la société autour de 4 milliards d’euros.

LVMH, désormais empire aux pieds de liège. L’information prête à sourire. Mais cet investissement n’est pas dépourvu de logique. Depuis une bonne décennie, les rustiques sandales ont en effet gagné leurs lettres de noblesse, conquérant les pieds des mannequins et des stars. En 2013, Phoebe Philo, alors directrice artistique de la maison Céline, en avait par exemple présenté une version fourrée. En septembre dernier, pour la Fashion Week parisienne, les nu-pieds ont également fait leur apparition sur le podium du défilé du jeune créateur Kenneth Ize, dans des couleurs chatoyantes. En 2019, ils s’étaient même invités à la cérémonie des Oscars, aux pieds de l’actrice Frances McDormand.

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