Bernard Arnault vent debout contre le gouvernement. Alors que LVMH dévoilait ce mardi 27 janvier des résultats 2025 en recul - un bénéfice net en baisse de 13 % et un chiffre d’affaires de 80,8 milliards d’euros, en recul de 5% - et que le retour de la surtaxe sur les grandes entreprises se profile, le patron du géant mondial du luxe tire à boulets rouges sur la politique économique française. Pour le milliardaire, la France «est plutôt contre les entreprises» et préfère «taxer un maximum les entreprises, et donc créer du chômage».

Un point de vue partagé et salué par Pierre Gattaz, ancien président du Medef, invité sur BFMTV ce mercredi. Interrogé sur les propos de Bernard Arnault, l’ex-patron de l’organisation patronale a jugé qu’il avait «tout à fait raison», dénonçant «une ambiance terrible pour les entreprises depuis la dissolution» et critiquant le trop grand nombre de taxes. Puis, il n’a pas hésité à comparer le dirigeant de LVMH à une icône du sport : «Bernard Arnault, c’est un Zidane de l’économie», a-t-il lancé. Selon lui, l’impact de LVMH va bien au-delà de l’entreprise elle-même.

«Un héros de l’économie française !»

«Il a créé 40 000 emplois et fait vivre 40 000 familles, juste sur LVMH, ce qui veut dire qu’avec tous les sous-traitants qui travaillent pour LVMH, c’est peut-être 100 000, 200 000, 300 000 emplois», a-t-il souligné. Avant d’ajouter : «Ce type-là est un héros de l’économie française ! Il en faudrait 15 de Bernard Arnault

L’ancien patron du Medef a également profité de l’occasion pour critiquer l’enseignement de l’économie en France. Selon lui, «on enseigne extrêmement mal l’économie depuis quarante ans». «On ne peut faire que du social que s’il y a l’économie qui marche», a-t-il soutenu.