
Le Sénat auditionne depuis le 12 mai plusieurs dirigeants de grandes entreprises afin d’évaluer la pertinence des aides accordées par l'État ces dernières années. Et mercredi 21 mai, c’était au tour de Bernard Arnault de passer devant les Parlementaires, notamment accompagné de la Directrice financière de LVMH, Cécile Cabanis. À cette occasion, le chef d'entreprise s’est notamment dit «victime d’une augmentation de 40% des impôts sur les bénéfices en France».
Bernard Arnault a également rappelé sa large contribution à un projet d’ampleur : la reconstruction de Notre Dame, brûlée sous les flammes en 2019 et rouverte en décembre dernier. Il a alors insisté que LVMH avait fait don de «200 millions d'euros» grâce à «un certain nombre d'opérations de mécénat» pour la reconstruction de la cathédrale sans avoir pour autant bénéficier de la «loi mécénat». Bernard Arnault n'a donc pas reçu d’avantages fiscaux octroyés par la loi.
Bernard Arnault, ce fervent patriote
Interrogé sur les pratiques d'optimisation fiscale lors de cette même commission d’enquête présidée par le Sénateur des Républicains Olivier Rietmann, le dirigeant a assuré que le groupe LVMH était «probablement» le groupe «le plus patriote du CAC 40». «Nous sommes d'ailleurs celui qui paye de loin le plus d'impôts en France, tout en ayant uniquement 8% de notre chiffre d'affaires en France», a-t-il ajouté.
Devant les Sénateurs, Bernard Arnault a aussi pu donner sa version sur un possible accord commercial entre l’Union européenne et les Etats-Unis, revenant sur ses propos lors de la dernière assemblée générale des actionnaires du groupe il y a un mois. «Les Etats-Unis est le premier marché du monde et il est très important d'arriver à trouver un accord avec les Etats-Unis pour l'Europe, a-t-il insisté. Jusqu'à aujourd'hui, ça me semble relativement mal parti.»


















