Même un nutritionniste y perdrait son latin ! Dans les rayons des supermarchés américains, on ne compte plus les aliments du quotidien affichant sur leur emballage la quantité de protéines qu’ils contiennent, qu’il s’agisse des barquettes de beurre ou des briques de lait, bien sûr, mais aussi des barres de céréales, quand ce ne sont pas… les bouteilles d’eau ! Et les doses indiquées grimpent vite : 10, 15, 20, 30 grammes rien que pour un yaourt, de quoi couvrir en quelques bouchées la moitié des besoins énergétiques de sa journée.

Si ces références hyperprotéinées, au taux de matières grasses faible voire nul, se multiplient, c’est qu'elles répondent aux demandes, multiples, des consommateurs locaux. Celles des accros au fitness qui, en buvant leur préparation après leur session, accélèrent la récupération, ou celle des managers pressés, qui obtiennent leur dose quotidienne de carburant en expédiant leur déjeuner avec un yaourt à boire. Il y a aussi ceux qui surveillent leur ligne, ces aliments hyperprotéinés ayant pour avantage de provoquer une sensation de satiété plus rapide. Mais surtout les personnes atteintes d'obésité (15% des foyers américains) et qui suivent les traitements amaigrissants de type GLP-1 (Ozempic, Wegovy, Mounjaro…).

Compenser les carences des traitements anti-obésité

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