Financé par des fonds européens (le suédois EQT, l’homme le plus riche d’Allemagne, Klaus-Michael Kühne, et même le constructeur automobile Porsche, qui a pris une participation minoritaire en 2024), Flixbus vaut désormais plus de 3 milliards d’euros. Ses dirigeants avaient même prévu une introduction en Bourse cette année, mais ils temporisent à cause du désordre géopolitique mondial.

Pas de quoi enlever le sourire au Munichois André Schwämmlein, récemment en visite à Paris pour les 10 ans de sa start-up dans l’Hexagone. Entretien exclusif.

Capital : Vous venez de fêter le 10e anniversaire de Flixbus en France, de quoi êtes-vous le plus fier ?

André Schwämmlein : Ce qui nous fait vibrer aujourd'hui, c’est que nous sommes un acteur mondial dans une industrie que les Américains ont en quelque sorte négligée. Peut-être pensaient-ils que les bus n'étaient pas un sujet intéressant, mais il n'y a jamais eu de start-up américaine sur notre chemin. Ce dont je suis super fier, c'est que l'origine de notre société, c’est la déréglementation de notre marché en Allemagne. Enfin, j'ai toujours été convaincu qu'il n'y aurait pas d’avenir en tant qu'acteur national, nous devions devenir un acteur européen.

C’est la loi dite “Macron” qui a ouvert le marché des cars longue distance en France en 2015. Sans cette décision politique, que serait Flixbus aujourd’hui?

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