GlobalEye. Ce nom ne vous dit peut-être rien. Il s’agit de l’avion produit par l’industriel suédois Saab. Mercredi 18 juin, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a annoncé au Salon du Bourget la signature d’une feuille de route avec son homologue suédois Pål Jonson «visant à renforcer notre coopération capacitaire et l'intimité entre nos industries». La première pierre posée en ce sens est l’intention française d’acquérir au moins deux appareils GlobalEye. Ils ont vocation à remplacer les E-3F AWACS de l’Armée de l’Air et de l’Espace, nous apprend 20 Minutes.

Le site d’information a interrogé le directeur du programme AWACS à la Direction générale de l’armement (DGA) pour en savoir plus sur cet avion. Si ce modèle est similaire à l'appreil actuellement utilisé en matière de «détection, renseignement, identification et communication», ces systèmes sont «plus récents, plus intégrés et nécessitent moins d’opérateurs» s’agissant du GlobalEye. En outre, il «est aussi équipé d’un système d’autoprotection», assure-t-il.

«Une volonté d’améliorer la souveraineté européenne»

Par ailleurs, la flotte de E-3F est vieillissante. Il fallait donc trouver un constructeur capable de livrer d’ici 2035 des avions pour remplacer ceux actuellement utilisés. «Parmi l’ensemble des solutions qui existent sur le marché, la solution européenne a été privilégiée, en comparaison avec l’E-7 Wedgetail de Boeing», précise le directeur. Un choix également motivé pour s’inscrire dans «une volonté d’améliorer la souveraineté européenne».

De son côté, Micael Johansson, président-directeur général de Saab, s’est réjoui de cette collaboration. D’après elle, ce partenariat «permettra aux forces armées françaises d’améliorer leur connaissance situationnelle et leur détection des menaces dans les domaines aérien, terrestre et maritime». En outre, le GlobalEye assurera à la France «un contrôle souverain total sur sa capacité de détection et de contrôle aéroporté».