Le SCAF n’est pas seulement un avion de chasse amené à remplacer les Rafale français et les Eurofighter allemands et espagnols à l’horizon 2040. C’est tout un écosystème qui devrait révolutionner la manière de concevoir la guerre aérienne, très attendu cette année au salon du Bourget : "Le pilote devra mener des essaims de drones tout en pilotant son propre appareil, furtif, à grande vitesse, décrit Bruno Fichefeux, directeur du programme chez Airbus. Il leur distribuera des missions et sera aidé par une intelligence artificielle pour ne pas être saturé d’informations."

Le chantier industriel est titanesque. En plus d’un nouveau chasseur, sous la responsabilité du français Dassault, les ingénieurs vont devoir conceptualiser les drones qui vont voler autour et un cloud de combat sous celle de l’allemand Airbus, ou encore de nouveaux capteurs électroniques confiés à l’espagnol Indra. En décembre dernier, Paris, Berlin et Madrid ont signé un contrat visant à définir l’architecture du projet : quel niveau de furtivité, de vitesse, quelles fonctionnalités ?

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