
Les actions Renault, qui ont beaucoup chuté en Bourse, restent une valeur «value de transition», juge James D. Touati (dit le Loup de Zurich), consultant, formateur, trader et président-fondateur de The Nest, interrogé par Capital. Même si le bilan de Renault reste solide et que «son cash‑flow (flux de trésorerie généré) demeure correct, les marges du n°2 de l’auto du CAC 40 sont sous pression, sur fond de retournement à la baisse du cycle de l’auto», dénonce l’expert. Une évolution qui impose d’être très exigeant sur le prix d’entrée (le niveau d’achat) des actions Renault, en Bourse.
En 2025, le chiffre d’affaires de Renault a progressé de 3%, vers 58 milliards d’euros, mais le résultat d’exploitation a reculé d’environ 15%, la marge opérationnelle passant de 7,6% à 6,3%. Une lourde dépréciation sur Nissan (environ 9,3 milliards d’euros !) a plongé le résultat net de Renault dans le rouge en 2025. «Mais la machine à cash continuant de tourner, le dividende a été maintenu à 2,20 euros par action. Après avoir signé une belle envolée jusqu'à près de 50 euros en 2025, les actions Renault ont été renvoyées vers les 30 euros, et le cours de Bourse a même inscrit un nouveau plus bas de 12 mois en ce début mars», relève le consultant.
Quelles perspectives pour Renault ? Le n°2 de l’auto du CAC 40 suit-il une bonne stratégie ? Quels sont les risques ?
Pour 2026, Renault a prévu une marge d’exploitation autour de 5,5% et un free cash‑flow (flux de trésorerie opérationnel après investissements consentis, agrégat clé très suivi des analystes financiers) auto proche de 1 milliard d’euros, avant un objectif à moyen terme de marge à 5-7% et de plus de 1,5 milliard d’euros pour le free cash‑flow. «La stratégie reste focalisée sur la Renaulution : Ampere pour l’EV (le véhicule électrique), Horse pour le thermique/hybride, Mobilize pour les services, avec une production électrique européenne et un relais de croissance dans les marchés internationaux», note le Loup de Zurich.
Quels sont les risques clés pour Renault ? Les marges sont grignotées par la guerre des prix dans l’auto en Europe, «qui a déjà effacé plusieurs centaines de millions d’euros de profits en 2025», dénonce James D. Touati. Il avertit que «la concurrence chinoise sur la voiture électrique, le coût de la transition - batteries, R&D, montée en cadence sur la voiture électrique - et la cyclicité du secteur (taux, crédit auto, confiance du consommateur) restent les bombes à retardement pour les actions Renault».
Quel potentiel en Bourse pour les actions Renault, selon l’analyse technique et l’analyse financière ?
Selon l’analyse technique (analyse graphique et mathématique de l’évolution du cours de Bourse), alors que les actions Renault continuent pour l’heure d’évoluer sous une grande résistance (obstacle graphique à la hausse du cours de Bourse), mieux vaut afficher «une certaine prudence sur la valeur et ne pas l’épouser», met en garde le Loup de Zurich, qui préfère attendre un signal haussier propre sur les actions Renault (et ce, sur un support majeur, au sens de l’analyse technique) avant d’envisager de repasser à l’achat. La lettre d’investissement premium quotidienne de Capital sur la Bourse, Momentum, qui avait conseillé en 2025 et 2026 la vente des actions Renault à ses lecteurs avec de bons timings, surveillera les futures opportunités d’achat en Bourse sur le n°2 de l’auto du CAC 40.
D’après l’analyse financière (analyse des comptes de résultats et de flux de trésorerie, de la situation financière, des perspectives, de l’intensité de la concurrence, de la stratégie, etc.), y a-t-il un potentiel de hausse en Bourse sur les actions Renault ? Les modèles fondamentaux «voient encore une décote potentielle sur les actions Renault, mais la baisse guidée de la marge du constructeur cette année alimente la prudence», aux yeux de James D. Touati. Renault, c’est aujourd’hui en Bourse une valeur value cyclique qui génère du cash, «coincée entre guerre des prix et coûts de transition énergétique : bien pricé, c’est un trade (pari d’investisseur en Bourse) contrarien intéressant, mais mal pricé, c’est un piège à valeur», met en garde le financier.
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