Depuis plus de 50 ans, le logo de BNP Paribas s’affiche sur les courts de Roland-Garros, symbole d’un partenariat durable entre la banque française et la Fédération française de tennis (FFT). Alors que les meilleurs joueurs mondiaux s'affrontent depuis dimanche sur la terre battue la plus célèbre du monde, Capital a rencontré Vincent-Baptiste Closon, directeur des partenariats chez BNP Paribas. L’occasion pour lui de nous expliquer pourquoi la banque française investit autant dans le tournoi parisien.

Comment est né le partenariat entre BNP Paribas et Roland-Garros ?

Vincent-Baptiste Closon : L’histoire a commencé en 1973. A l'époque, Philippe Chatrier était président de la Fédération française de tennis. Il a décidé de réaliser une extension du stade Roland-Garros et a sollicité BNP pour financer le projet. L'histoire a débuté comme ça. Les trois lettres BNP ont commencé à apparaître sur les courts du tournoi dès 1973. 52 ans plus tard, elles sont toujours sur les bâches. Dans les années 2000, nous avons continué d’investir dans le tennis en devenant partenaires de plusieurs tournois internationaux majeurs, comme la Coupe Davis, la Fed Cup, les internationaux de Rome ou encore Indians Wells. Nous avons choisi de nous concentrer sur un seul sport, le tennis.

Pourquoi BNP Paribas investit autant dans le tennis et Roland-Garros ?

Il y a plusieurs aspects. D’abord, le partenariat avec Roland-Garros nous apporte une très grande visibilité, avec ces fameuses bâches situées en fond de court, dans un univers de performance et de dynamisme, qui colle bien avec nos valeurs. Il y a aussi une notion de fidélité puisque nous sommes partenaires depuis plus de 50 ans, c’est une valeur très importante pour le groupe. Enfin, en étant partenaires d’un seul sport, nous pouvons nous investir de manière précise et fondamentale et faire en sorte que nos investissements et programmes soient utiles pour le tennis. Ce qui rejaillit sur la marque BNP Paribas.

Avez-vous des éléments chiffrés sur les retombées économiques du partenariat entre la BNP et Roland-Garros ?

Nous estimons que sur une heure de visionnage du tournoi à la télévision, la marque BNP Paribas apparaît 33 minutes en moyenne à l'écran, c’est considérable. D’autant plus que le tournoi est diffusé en clair en France, c’est une chance. Nous nous inscrivons dans une mémorisation de la marque sur la durée, là où une campagne de pub nous apporte par exemple une notoriété temporaire. De plus, le tennis apporte des éléments de réputation positive à la marque BNP Paribas. Par exemple, nous n’avons pas d’agences physiques implantées aux Etats-Unis. Pour autant, la marque bénéficie d’une grande notoriété grâce au tournoi de Roland-Garros qui est bien sûr diffusé en Amérique du Nord. Le tennis nous permet de toucher des territoires où nous ne sommes pas implantés.

Combien investissez-vous dans le tennis ? Une enveloppe supérieure à 30 millions d'euros par an est régulièrement évoquée…

Les chiffres sont confidentiels. Ce que je peux vous dire, c’est que le cinéma et le tennis représentent 100% du budget partenariat de la BNP Paribas.

Quels sont les projets d'investissement de BNP Paribas dans le tennis ?

L’idée est d’aller plus loin sur l’accompagnement des jeunes joueurs de tennis, qui ont le potentiel de devenir professionnels. Actuellement, nous accompagnons une quarantaine de jeunes joueurs âgés de 11 à 18 ans, sur tous les à-côtés du sportif. Le but est de les accompagner vers le très haut niveau, avec notamment l'octroi de bourses pour les aider sur le plan financier. Nous mettons aussi en place des programmes sur les thèmes de la nutrition, du dopage ou encore de la gestion de leur agenda. On identifie les meilleurs joueurs français dans chaque catégorie et on essaie de cibler ceux qui en ont le plus besoin.