«Installés dans leur chalet des Préalpes vaudoises, Fanny Rodwell et son époux Nick coulent des jours heureux en s’occupant activement de la gestion du patrimoine et des droits dérivés de l’œuvre d’Hergé dont ils sont les seuls décisionnaires.» Voici comment le magazine suisse «Bilan» présentait en décembre 2010, dans un dossier sur les 300 mégariches de la Confédération helvétique, le couple Rodwell: elle, Fanny Vlamynck, veuve et héritière de Georges Remi, alias Hergé; lui, l’Anglais Nick Rodwell, son second époux et le gardien du temple tintinesque.

«Bilan» estimait alors la fortune des Rodwell entre 100 et 200 millions de francs suisses (autant d’euros). À la lecture de ces lignes, la vie du couple paraissait bien douce grâce à la manne des albums de Tintin, totalisant plus de 230 millions d’exemplaires vendus, traduits dans plus de 100 langues et dialectes, connus internationalement, et portés à l’écran par Steven Spielberg et Peter Jackson. Sauf que la revue a procédé à une simple extrapolation des ventes depuis 1930, depuis la sortie du premier opus, «Tintin au pays des Soviets». En réalité, si les albums s’arrachent encore, alors que le dernier est paru en 1976, c’est que Nick Rodwell n’a cessé d’affiner sa stratégie commerciale et marketing pour faire fructifier l'œuvre d’Hergé.

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