
Une nouvelle page se tourne pour ArcelorMittal. La destruction du site d’Hayange (Moselle) a débuté, rapporte ICI. Les bâtiments industriels desquels sont sorties des tonnes et des tonnes d’acier sont inoccupés depuis 2012 et définitivement fermés depuis 2018. La végétation a alors fait son retour sur les 50 hectares du site. Le chantier de démolition a démarré en avril 2025 et devrait être terminé d’ici cinq ans. La première étape consiste à dépolluer les lieux. Il y a notamment un long tri à faire entre le métal, le bois, le caoutchouc…
«On trie les polluants présents dans les nombreux bâtiments, ils seront ensuite triés en déchetterie. Après, nous pourrons démolir les infrastructures», assure Patrick Henry, en charge du chantier. Mais le chemin a été long avant le premier coup de pelle. En effet, le site n’a été racheté par la société Henry Invest qu’en 2023 et le permis de démolir délivré en 2025. La mairie de Hayange tentait alors d’annuler la transaction entre Henry Invest et ArcelorMittal. On sait que de nouvelles infrastructures devraient être construites au même endroit, mais on ne sait pas encore précisément de quoi il s’agira.
Symbole de la désindustrialisation
La fermeture du site d’ArcelorMittal de Hayange avait conduit à un conflit social sans précédent avec un retentissement médiatique national. Aujourd’hui, l’usine est définitivement fermée, mais d’autres continuent à fonctionner. Celle de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) a d’ailleurs été sauvée vendredi 13 mars. Le site se prépare à «revenir à un fonctionnement à deux hauts-fourneaux au second semestre 2026», plus précisément en juin, selon un communiqué. Cette décision est liée au nouveau mécanisme de protection de l’acier européen promis par l’Union européenne, face à l’afflux d’acier à bas coût vendu d’Asie.



















