
Inquiet pour votre cœur, votre cholestérol ou vos problèmes de fièvre ? Vous n’aurez plus besoin d’aller chez le médecin pour réaliser des tests. C’est la promesse du petit robot Buddyo dévoilé ce mercredi 11 juin au salon VivaTech par la startup française BodyO. Destiné au grand public, cet appareil de 30 centimètres cubes et de 6,5 kilos est présenté comme un «compagnon de santé» à domicile. Il pourrait ainsi séduire les personnes âgées, ceux qui vivent avec une maladie chronique ou tout simplement des clients soucieux de leur bien-être comme les sportifs.
Composé d’un écran, le Buddyo se déplie pour dévoiler un mini-laboratoire d’analyse médicale. Il peut contrôler une vingtaine de paramètres de santé : pression artérielle, température du corps, fréquence cardiaque, oxygénation du sang, taux d’acide urique… Le petit appareil n’a pas vocation à remplacer les médecins ou les hôpitaux publics. Mais il permettrait aux utilisateurs d’effectuer des tests plus régulièrement. L’appareil sera proposé à la location pour 50 euros par mois ou à l’achat pour environ 2 000 euros. Un tarif compétitif sachant que les cabines de télémédecine, plus encombrantes mais plus pointues, coûtent aux alentours de 100 000 euros, selon les chiffres de Buddyo.
Le robot compagnon de santé, une solution pour lutter contre les déserts médicaux ?
En plus des contrôles de santé, l’appareil Buddyo offre d’autres fonctionnalités. Il permet d’effectuer des consultations en télémédecine. Il dispose d’un bouton SOS pour contacter les services de secours ou sa famille en cas d’urgence. Et il permet également de visualiser des vidéos sur des thèmes liés au bien-être : séances de fitness, exercices de méditation et recettes de plats sains. L’entreprise imagine donc que le robot puisse prendre place dans la cuisine de particuliers. Mais selon elle, il pourrait également équiper des maisons de retraite, des pharmacies ou des mairies.
Le marché est porteur. «En Occident, environ 30% de la population est atteinte de maladies chroniques», chiffre Thierry Menou, directeur général adjoint de BodyO. L’entreprise argumente également que ce type de technologies pourrait améliorer le système de santé mis à l’épreuve par le vieillissement de la population et les déserts médicaux. L’appareil devrait prochainement obtenir son marquage CE, une étape obligatoire pour pouvoir être commercialisé en France. Basée à Lyon et fondée en 2018, la startup BodyO s’appuie sur cinq personnes. Une petite équipe qui nourrit des ambitions internationales avec son nouveau produit.



















