Cyril Kabbara : il imagine des robots pour éloigner l'homme du risque

Avant de fonder Shark Robotics en 2016, avec l'ingénieur en robotique Jean-Jacques Topalian, Cyril Kabbara a bossé dans l'intelligence économique et passé neuf ans dans les renseignements de l'armée de terre. Il garde de cette expérience militaire une "volonté de servir" qu'il exprime aujourd'hui en mettant au point des machines d'intérêt général. "Le but est de développer des robots pour effectuer des missions dans des domaines où la vie de l'homme est en jeu", explique le CEO de la start-up rendue célèbre par l'intervention de Colossus, l'une de ses créations, dans l'extinction de l'incendie de Notre-Dame.

Alors que la flèche menaçait de s'effondrer, le robot pompier équipé d'une lance a été envoyé à l'intérieur de la nef, et les pompiers rappelés. Le catalogue de Shark Robotics inclut également des robots de transport ou de déminage utilisés par les militaires, d'autres encore sont développés sur mesure pour répondre aux besoins d'industriels du nucléaire ou du spatial par exemple.

Tout est conçu et maîtrisé dans les locaux rochelais de l'entreprise : "Nous disposons au même endroit de la partie conception, de la partie fabrication et du software", apprécie-t-il. Ce qui le motive : obtenir des robots "puissants, fiables et endurants", capables d'intervenir dans des environnements hostiles, et dotés des briques d'intelligence - navigation autonome, vision par ordinateur - nécessaires pour alléger la tâche de celui qui les pilote. Pour autant, le trentenaire ne croit pas au robot 100% autonome. "On ne peut pas remplacer l'expérience et la capacité d'analyse, notamment émotionnelle, du cerveau humain. L'homme doit rester au cœur de la boucle décisionnelle."

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