«Vous rêvez de posséder un bien immobilier unique et chargé d’histoire au cœur de la capitale française ? Ne cherchez plus, cette opportunité exceptionnelle s’offre à vous.» C’est ainsi qu’a été présentée, non sans humour, l’annonce de ce débarras de deux m² situé dans le 12e arrondissement parisien, proposé à 14 000 euros, soit 7 000 euros le mètre carré, par une agence immobilière.

Depuis, cette annonce qui fait autant bondir que sourire n’est plus visible sur les différents profils du conseiller immobilier. Sans doute s’est-il rendu compte de sa blague… Car, en effet, la description du logement fait également état d’un «espace de vie cosy et intimiste» et d’une propriété qui «dégage un charme authentique et une atmosphère hors du commun.»

Une «blague» qui peut coûter cher à l’annonceur

Alors que la crise du logement bat son plein, cette annonce fait rire jaune. Mais si ce n’était que cela, il n’y aurait rien d’illégal à publier ce type d’annonce… Malheureusement pour Alexandre Greco, on frôle avec la loi. C’est ce que raconte, sur BFMTV, Marie Coeurderoy, journaliste spécialiste immobilier. En parlant de «maison», le qualificatif de l’annonce peut être «assimilé à de la publicité mensongère» qui peut lui coûter très cher «jusqu’à 300 000 euros d’amende, deux ans de prison, trois ans s’il y a récidive

Pour autant, ce bien est tout à fait vendable, mais pas louable, explique la spécialiste : «Pour être décent, un logement doit faire 9 mètres carrés en terme minimum de pièce principale et 20 mètres cubes […] Il faut également qu’il y ait un accès à l’eau, des sanitaires, de l'électricité pour avoir le chauffage.»

Suite à la publication de notre article, l’agence immobilière en question a tenu à préciser que le bien avait été référencé «maison», faute d’autre option comme «annexe», «cave» ou «débarras». Mais il s’agit bien d'un débarras, très prisé à Paris. L’agence assure en outre être de bonne foi et n’avoir jamais cherché à tromper qui que ce soit.