Des mesures qui risquent de ne pas satisfaire les propriétaires. Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, va s’attaquer prochainement à plusieurs chantiers immobiliers. Il souhaite notamment limiter le nombre de résidences secondaires, qui représentent près de 10 % du parc de logements privés contre 7 % il y a 30 ans, et même interdire les nouvelles. «La loi permet d’encadrer certains logements nouveaux dans des secteurs ciblés en les réservant à la résidence principale. Donc juridiquement, c’est possible à la marge, pas comme une interdiction générale de toutes les résidences secondaires existantes», explique l’économiste Bérénice Deville à CNews.

Autre mauvaise nouvelle pour les propriétaires, leur taxe foncière ne devrait pas baisser. L’édile veut aussi s’attaquer aux locations touristiques dans la capitale. Les biens mis seulement sur les plateformes comme Airbnb pourraient être totalement interdits. Quant aux logements vacants depuis plus de cinq ans, Emmanuel Grégoire souhaite les taxer et les réquisitionner pour loger des sans-abri.

La mise en place d’une brigade du logement

Pour veiller à ce que toutes ces mesures soient respectées, une brigade du logement va être mise en place par le nouveau maire de Paris. Une initiative pas vraiment du goût de Bérénice Deville. «On installe une équipe municipale pour surveiller l’usage que les propriétaires font de leurs biens. Est-ce qu’on veut une mairie qui accompagne, ou une maire qui soupçonne en permanence les propriétaires ?», s’interroge l’économiste.

Au mois de février, l'économiste et président de l'institut Sapiens, Olivier Babeau, avait dénoncé le programme du candidat de la gauche unie (hors LFI) en matière de logement. «Même s’il s’agit de ton propre logement, tu n’aurais plus le droit d’en faire ce que tu veux, même pour quelques nuits lorsqu’il est vide. Tu as le droit de payer la taxe foncière dopée aux stéroïdes en revanche. Au moins le programme est clair», avait-il posté sur X.