Echange d'amabilités sur X entre l'économiste et président de l'institut Sapiens, Olivier Babeau, et le candidat de la gauche unie (hors LFI) à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire. Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, ce dernier a récemment lancé «Avec moi, Airbnb à Paris, c'est fini !» et a rappelé son intention de mettre en place une police du logement pour contrôler l'absence de fraudes, mais aussi d'interdire la création de nouveaux meublés touristiques permanents. «Trop de logements sont détournés de leur vocation principale, c'est-à-dire héberger des habitants.» dénonce-t-il.

L'information a été repérée par le compte X intitulé «Actu & Politique», qui l'a relayée le 1er février dernier assortie du commentaire «URGENT – Emmanuel Grégoire annonce qu'il interdira Airbnb à Paris s'il est élu maire de la capitale.» Ce post a ulcéré Olivier Babeau, qui l'a partagé deux jours plus tard sur son propre compte en s'élevant publiquement contre la proposition d'Emmanuel Grégoire : «Ce qui signifie que même s’il s’agit de ton propre logement, tu n’aurais plus le droit d’en faire ce que tu veux, même pour quelques nuits lorsqu’il est vide. Tu as le droit de payer la taxe foncière dopée aux stéroïdes en revanche. Au moins le programme est clair.» cingle-t-il.

«La campagne des municipales est faite de fake news» déplore Emmanuel Grégoire

Mais manifestement, l'économiste n'avait pas visionné la vidéo d'Emmanuel Grégoire. Le candidat aux municipales et député parisien a tenu à corriger son détracteur en soulignant : «La campagne des municipales est faite de fake news et je commence à en avoir l’habitude. Une clarification donc : nous interdirons la location des Airbnb par des multipropriétaires qui en ont fait un business». Et de préciser, comme il l'avait fait dans sa vidéo : «Les Parisiens souhaitant louer leur propre appartement ponctuellement, pendant leurs vacances, pourront continuer de le faire.» Olivier Babeau a immédiatement fait son mea culpa : «Je reconnais que mon reproche était infondé. Le titre de la reprise avait simplifié car il ne s’agit que d’interdire les multipropriétaires (ce qui peut être un autre débat mais n’était pas mon argument). Dont acte.»

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