273 milliards d’euros. C’est le pactole qui dormait sur les plans épargne logement (PEL) des Français à fin mars 2023, selon la Banque de France. Et ils ne rapportent plus que des miettes : 1% de rémunération pour les plans ouverts entre le 1er août 2016 et le 31 décembre 2022 et 2% depuis le 1er janvier 2023. Et encore, c’est sans compter le prélèvement forfaitaire unique de 30% s’appliquant aux intérêts générés sur les PEL ouverts depuis 2018. La comparaison avec le Livret A est cruelle, le placement préféré des Français offrant un rendement défiscalisé de 3%. Les ménages ne s’y trompent pas et cassent peu à peu leurs bons vieux PEL. Au 31 décembre 2021, l'encours de ce produit d’épargne réglementé atteignait encore 291 milliards d’euros. Il a donc fondu de 6,2% en 15 mois.

Pourtant, la crise du logement actuelle devrait lui redonner ses lettres de noblesse. Car ce produit a été conçu au départ comme de l’épargne à mobiliser lors d’un achat immobilier. Dans ces conditions, le PEL, qui permet d’obtenir un prêt immobilier à un taux bonifié, a-t-il retrouvé sa raison d’être ? Et doit-il désormais être considéré comme une alternative face à la remontée brutale des taux de crédit ? Pour rappel, ces derniers ont augmenté pour le seizième mois consécutif en avril, atteignant 3,15% en moyenne selon l’Observatoire Crédit Logement CSA.

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement