
C’est une situation pour le moins ubuesque à laquelle est confrontée une famille. Depuis huit ans, une maison familiale située à Toga (Haute-Corse) est occupée illégalement par une femme. Comme le rapporte Ici RCFM, tout commence en 2017 lorsque les indivisaires d’une maison familiale s’accordent pour procéder à sa mise en vente. Si plusieurs personnes manifestent leur intérêt pour l’habitation, une femme âgée d’une quarantaine d’années se présente elle aussi pour l’acheter.
Une fois la visite effectuée, et alors même que les propriétaires s’apprêtaient à effectuer une nouvelle visite un mois plus tard, ces derniers ont découvert avec stupéfaction que la serrure de la demeure avait été changée. «À partir de là, tout s’est enchaîné. Elle s’est fait faire un papier qui disait que la maison lui était louée. Puis elle disait qu’elle était la propriétaire», explique Isabelle, l’une des indivisaires.
La préfecture accorde un délai supplémentaire à l’occupante des lieux
Depuis, la situation reste inchangée malgré les années qui passent, au grand dam de cette mère de famille dont la santé se dégrade selon les dires de sa fille. Isabelle, qui a vécu dans cette maison lorsqu’elle était enfant, a tenté une fois de s’introduire dans le jardin de la maison afin d’y ramasser des clémentines sur l’arbre planté par son grand-père. Un acte lourd de conséquences puisque la femme qui occupe illégalement le logement «a eu le culot d’appeler la police», explique-t-elle à nos confrères.
Tentant par tous les moyens juridiques de reprendre possession de la demeure, Isabelle a pu obtenir le 19 février dernier un titre exécutoire d’expulsion qui aurait dû intervenir le 17 juillet dernier. Mais rebondissement, la préfecture de Haute-Corse a décidé d’accorder un délai supplémentaire à l’occupante des lieux. Une décision surprenante que l’avocate de la famille ne comprend pas, elle qui tient à rappeler les différentes victoires judiciaires obtenues devant le tribunal de Bastia. «On a obtenu un titre exécutoire de l’expulsion le 19 février 2024. La partie adverse a fait appel et a été déboutée ; puis a saisi le juge de l’exécution et a de nouveau été débutée», explique-t-elle. Désormais, après cette nouvelle décision de la préfecture, le temps presse. En effet, la trêve hivernale approche et prendra effet à partir du 1er novembre jusqu’au 31 mars prochain, empêchant pour l’occasion toute expulsion. Contacté par nos confrères d’Ici RCFM, ni la dernière avocate de l’occupante des lieux ni la préfecture n’ont donné suite à leurs sollicitations.



















