Qui ne s’est jamais arrêté, durant ses vacances à l’étranger, devant la vitrine d’une agence immobilière locale ? Certains estivants poussent parfois plus loin leur curiosité, en franchissant la porte, et, pour les plus audacieux (ou les plus fortunés) d’entre eux, finissent par acheter le pied-à-terre de leurs rêves, à quelques heures de vol de leur résidence principale. Même si mieux vaut, alors, se méfier des coups de cœur hâtifs… «Dans ce genre d’opérations, il ne faut pas tout baser sur l’affect, et s’assurer en premier lieu de pouvoir revendre facilement son acquisition», avertit le gestionnaire de patrimoine Cyril Jarnias. Ce Français, qui passe une bonne part de l’année à parcourir la planète en quête de bons plans pour ses clients, est un observateur avisé des marchés immobiliers étrangers. «Il faut aussi prendre en compte la dimension patrimoniale du projet. Les acquéreurs veulent se faire plaisir, mais s’ils peuvent couvrir en partie leurs frais, via une mise en location quand ils n’y sont pas, c’est encore mieux», glisse-t-il.

S’il n’existe pas de statistiques fiables sur le nombre de résidences secondaires détenues par nos compatriotes à l’étranger, c’est que l’administration fiscale ne recense que celles relevant de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), et dont la valeur, additionnée aux éventuels autres biens composant le patrimoine du contribuable, dépasse donc le seuil de 1,3 million d’euros. Mais les professionnels du secteur estiment tout de même que 5% des ménages français posséderaient un appartement ou une maison hors de l’Hexagone. Parmi eux, on compterait pas moins de 1,3 million de retraités.

>> Notre service - Faites des économies en testant notre comparateur de crédit immobilier

En Algarve, "il y a encore beaucoup de demande, mais on assiste à la fin d'un cycle"

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement