Les destinations côtières haut de gamme ne sont plus des lieux de vacances : elles sont devenues des marchés immobiliers à part entière, pris d’assaut par les grandes fortunes. La demande y progresse désormais beaucoup plus vite que l’offre, structurellement limitée, souvent, par la rareté du foncier, ce qui entretient une flambée continue des prix. Cette dynamique est portée par l’essor rapide des grandes fortunes. En 2025, le nombre d’Ultra High-Net-Worth Individuals a bondi de près de 20%, dépassant 510 000 personnes dans le monde, pour une richesse cumulée proche de 60 000 milliards de dollars.

Le Top 5 des destinations de bord de mer sous tension

Selon Barnes, cinq destinations concentrent aujourd’hui l’essentiel de la demande ultra-prime en bord de mer :

1. Porto Cervo (Sardaigne), les prix dépassent fréquemment 10 millions d’euros, la rareté du foncier tirant fortement les valeurs.

2. Saint-Barthélemy (Antilles françaises), les villas se vendent rarement à moins de 6 à 7 millions d’euros, tandis que l’ultra-luxe dépasse désormais les 10 millions.

3. La Côte d’Azur (France), les secteurs ultra-prime affichent des niveaux de prix très élevés, souvent supérieurs à 20 000 euros le mètre carré, avec des pointes nettement plus hautes pour les biens d’exception.

4. La Costa Brava (Espagne), plus accessible que d’autres marchés ultra-prime, la Costa Brava voit ses prix progresser, avec des villas haut de gamme souvent valorisées entre 8 000 et 12 000 euros le mètre carré.

5. Casa de Campo (République dominicaine), les prix restent inférieurs aux standards européens de l'immobilier de prestige, mais la montée en gamme est nette, avec des villas premium valorisées à plusieurs millions d’euros dans un marché largement off-market.

Toutes ces destinations partagent les mêmes caractéristiques : une offre rare et une clientèle prête à acheter comptant, souvent en off-market.

Saint-Barth : l’ultra-luxe comme moteur

À Saint-Barthélemy, la flambée est particulièrement révélatrice. En dix ans, le prix moyen d’une villa a doublé, passant d’environ 3 millions d’euros en 2017 à près de 6 millions aujourd’hui. Selon Barnes, les biens les plus chers actuellement en vente se négocient désormais au-delà de 10 millions d’euros, contre environ 5 millions seulement il y a quelques années. «Le segment très haut de gamme tire l’ensemble du marché vers le haut, avec une demande internationale extrêmement stable», observe le groupe.

Contrairement aux cycles spéculatifs classiques, la hausse observée repose sur des fondamentaux solides. «Les acheteurs ultra-fortunés privilégient aujourd’hui des marchés lisibles, sécurisés et capables d’offrir une stabilité à long terme», analyse le groupe Barnes.

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