
J moins 15 avant le début des vacances scolaires d’été. Dans quelques semaines, vous retrouverez votre lieu de villégiature préféré, pour la dixième année d’affilée, avec cette question qui vous taraudera à la fin des vacances, comme chaque année : pourquoi ne pas y acheter une résidence secondaire, au lieu de louer toujours la même villa ? Neuve, tant qu’à faire, afin de vous éviter des travaux de rénovation énergétique coûteux et compliqués à superviser dans la mesure où vous habitez à 400 kilomètres de là. Une maison de vacances que vous pourriez mettre en location lorsque vous n’y êtes pas, afin de rentabiliser cet investissement, et qui pourrait devenir votre résidence principale à la retraite.
En ce mois de juin 2025, les planètes semblent alignées pour vous permettre de concrétiser enfin ce projet. D’une part, les taux de crédit immobilier ont baissé d’environ un point depuis leur pic à plus de 4% à l’automne 2023, pour tomber à 3,20% aujourd’hui pour les prêts sur 20 ans, la durée la plus répandue. D’autre part, dans son baromètre annuel sur les prix des logements neufs dans les stations balnéaires, publié le 19 juin, le site Trouver-un-logement-neuf observe «une baisse quasi-généralisée des prix en bord de mer, confirmant l’amorce de décrue observée l’an dernier», sur fond de crise immobilière. Un baromètre axé sur les prix des trois pièces, la surface de référence pour les promoteurs immobiliers.
Résidences secondaires : ces coins de France où les prix s’effondrent
Des baisses de prix plus modérées sur la côte Atlantique
Pas moins de 9 des 10 principales localités sélectionnées par Trouver-un-logement-neuf affichent des baisses de prix en juin 2025, sur un an, des baisses «parfois significatives», souligne le baromètre. En pôle position : les communes du pourtour méditerranéen, à l’image de La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, où le prix moyen d’un T3 a dégringolé de 12,89% au cours des 12 derniers mois, à 419 euros, soit une chute de plus de 60 000 euros. Toujours dans les Bouches-du-Rhône, le prix moyen d'un T3 neuf à Istres a également plongé d'un peu plus de 12%. Dans le Var, Saint-Raphaël connaît un décrochage quasi similaire, de -10,79%. L’occasion d'investir dans un trois pièces pour 46 000 euros de moins qu’il y a un an ! Malgré l’atout de sa situation frontalière avec l’Italie et son attrait historique, Menton aussi voit ses prix reculer, dans une ampleur toutefois bien moindre (-2,29%). En baisse également : Cagnes-sur-Mer (-1,41%) et Saint-Laurent-du-Var (-3,02%), elles aussi dans les Alpes-Maritimes.
«Ces corrections s’expliquent surtout par un réajustement des prix après plusieurs années de flambée», explique Céline Coletto, porte-parole de Trouver-un-logement-neuf. Ce sont les villes du littoral atlantique et de la Manche qui affichent les reculs les plus modérés. Du côté de La Rochelle (Charente-Maritime), de Honfleur (Calvados) ou encore de La Baule (Loire-Atlantique), les baisses de prix n’excèdent pas -1,1 à -1,6%. «Ces communes conservent leur attractivité grâce, notamment, à la présence de gares TGV permettant de rejoindre Paris rapidement», décrypte le baromètre. Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, subit toutefois un repli des prix un peu plus marqué, à - 5% en un an, à 326 600 euros en moyenne pour un trois-pièces. A noter aussi que Capbreton, dans les Landes, fait exception à cette baisse modérée des prix, avec un effondrement de 25,86% ! La voici donc détrônée de son statut de station balnéaire la plus chère du baromètre l’an dernier. Céline Coletto y voit la conséquence possible d’un stock de logements neufs à écouler car ils n'ont pas encore trouvé preneur dans le contexte de la crise immobilière.




















