
Exit Paris et New-York ? C'est un basculement de fond que connaît aujourd'hui le marché de l'immobilier de prestige. Référence du secteur, BARNES a mis en avant dans l’édition 2026 de son Global Property Handbook le fait que les grandes fortunes (au-delà de 30 millions de dollars d’actifs) ne recherchent plus seulement une adresse ou un actif patrimonial, mais un cadre de vie 5 étoiles.
Soleil et mer, en tête, montagne et ski en autres grands favoris… Cette tendance transforme ce qui était autrefois des destinations de vacances huppées, en nouveaux hubs dynamiques à l'année. Et pour certaines, c'est le jackpot : demandes qui explosent, prix immobiliers qui s'envolent, infrastructures qui se développent à vitesse grand V… quelles sont parmi les villes concernées, les grandes gagnantes de cette tendance ?
Ces villes qui attirent de plus en plus de millionnaires
Voici le top 10 des nouvelles destinations du «vivre à l’année» selon Barnes :
1. Marbella
2. Majorque
3. Aspen
4. Miami
5. Dubaï
6. Lac de Côme
7. Palm Beach
8. Les Hamptons
9. Whistler
10. Comporta.
L’Espagne, grande gagnante de l’édition 2026
Cette édition consacre clairement l’Espagne comme le pays phare du «vivre à l’année». Marbella et Majorque occupent les deux premières places du classement, portées par un climat favorable, une qualité de vie reconnue, des infrastructures éducatives et médicales internationales, mais aussi par une fiscalité lisible… et avantageuse. La loi Beckham, qui permet aux nouveaux résidents de bénéficier d’une flat tax de 24% sur les revenus générés en Espagne, séduit entrepreneurs, cadres dirigeants et grandes fortunes en quête de stabilité et de prévisibilité fiscale.
Du resort à la résidence permanente : l'Europe hors jeu ?
C'est la grande nouveauté du classement 2026 : l’intégration explicite de destinations historiquement saisonnières parmi les lieux de vie à l’année. Télétravail, connectivité mondiale et mobilité accrue ont accéléré ce mouvement, mais il repose surtout sur une transformation profonde de l’offre locale.
À Dubaï, cette mutation est particulièrement visible. Longtemps perçue comme une destination d’expatriation temporaire, la ville attire désormais des profils qui s’y installent durablement. Développement d’écoles internationales, infrastructures médicales de haut niveau, résidences avec services et stratégie urbaine à long terme stabilisent un marché autrefois jugé spéculatif, désormais orienté vers l’immobilier résidentiel. Comme le résume Thibault de Saint Vincent, président du groupe Barnes, «Les destinations autrefois perçues comme saisonnières sont devenues de véritables villes quatre saisons, où l’on vit, où l’on travaille et où l’on élève ses enfants.»
Climat, fiscalité et lisibilité des règles du jeu structurent désormais les arbitrages résidentiels d’une clientèle internationale de plus en plus mobile. Pour l'agence de luxe, le «vivre à l’année» traduit l'évolution vers un immobilier de luxe qui n’est plus seulement un placement, mais un véritable choix de vie. Et c'est sans doute l'Europe qui en fait le plus les frais, car cette recomposition s’accompagne d’un déplacement partiel de la richesse hors du Vieux Continent, à l’exception de l’Espagne.



















