Un dommage collatéral. Dans le cadre d’une enquête sur la disparition de David Balland, cofondateur de la cryptomonnaie Ledger, kidnappé avec son épouse à Méreau, dans le Cher, le GIGN a mené un assaut dans un appartement situé à Vierzon, le 22 janvier dernier. Les agents sont entrés de force dans le logement, sans rien trouver. À son retour, la propriétaire des lieux a constaté de nombreux dégâts. Elle doit désormais avancer les frais de réparation, avant d’être remboursée.

«Aujourd’hui, l’État me demande d’être sa banque. Je n’ai strictement rien contre les forces de l’ordre qui ont parfaitement fait leur travail, mais plus de 20 000 euros de préjudice sont laissés à ma charge, sans compter la perte d’exploitation sur plusieurs mois. Aucune assurance n’accepte de me couvrir», déplore la victime sur son compte Instagram. En effet, ce logement en location ne pourra pas recevoir de locataire tant que les travaux ne sont pas réalisés.

«Pourquoi est-ce à moi d’avancer ces frais ?»

La propriétaire craint désormais que «les délais de remboursement soient très longs» et pointe du doigt un «scandale». Elle regrette que le système d’indemnisation actuel de l’État soit «non seulement totalement intenable, mais surtout totalement injuste. Je n’ai rien demandé et je me retrouve à vider quasi intégralement mon épargne. Pourquoi est-ce à moi d’avancer ces frais ? Quand je suis en retard sur le paiement d’une taxe foncière, j’ai 10% de majoration», relève-t-elle.

Elle conseille donc aux internautes de ne «pas croire aux vendeurs de rêve qui vous promettent l’investissement immobilier sans épargne»«Oui, quand tout va bien l’immobilier est un formidable levier. Mais quand il y a un imprévu, vous êtes les seuls responsables. Mon épargne de sécurité va me permettre de payer les dégâts et de rapidement relancer mon activité, bien que ça me mette en très grande tension financière. Qu’en est-il de ceux qui n’ont pas cette liquidité ?», conclut-elle dans cette vidéo diffusée le 7 février.