Il a pris un sacré coup, le mythe de l’oligarque russe que l’on voyait payer cash son pied-à-terre grand luxe à Courchevel ou sur la Côte d’Azur. Un an après le déclenchement de l’invasion en Ukraine, cette clientèle ultra-fortunée a quasiment disparu des écrans radars. La guerre a en effet considérablement ralenti leurs déplacements en Europe, et complexifié leurs transferts d’argent. Et cela, quand elle ne les a pas stoppés net : plus de 1.300 personnalités ont ainsi été lourdement sanctionnées par l’Union européenne en raison de leur rôle dans un conflit dont la genèse remonte à 2014.

Parmi les Russes entravés figurent évidemment un certain nombre de grandes fortunes aux noms familiers des autorités françaises. Bercy a ainsi fait remonter une liste d’une soixantaine de résidences de luxe dont les propriétaires, souvent cachés derrière des sociétés écrans, ont été identifiés et touchés par les sanctions. Pour ces Russes, les villas de rêve sont désormais gelées : impossible pour eux de vendre, d’acheter ou de louer à des tiers de telles résidences. La plupart de ces biens exceptionnels, à l’avenir désormais incertain, se concentrent dans les quartiers très sélects des stations de Courchevel et Méribel, dans le 7e arrondissement de Paris, ou sur la très chic French Riviera autour des plus coins les plus huppés de Nice, Cannes, Antibes et du Lavandou.

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