Voilà qui fait tache en plein débat sur la réforme des retraites. La Cipav, la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse des professions libérales, est dans le viseur de la justice. Le parquet du tribunal judiciaire de Paris a en effet ouvert à son encontre une information judiciaire pour “escroquerie en bande organisée, concussion, faux et usage de faux”, instruite par le juge Pascal Gastineau. Dans ce cadre, une perquisition a été menée le 17 janvier au siège de la caisse de retraite.

Pour mémoire, la Cipav est une institution dont l’image avait déjà été sérieusement écornée ces dernières années. Le service aux assurés de cette caisse a ainsi été jugé “déplorable” par la Cour des comptes, auteure de deux rapports au vitriol en 2014 et 2017.

De fait, la caisse qui verse les retraites complémentaires des architectes, des ostéopathes, des consultants informatiques ou encore des moniteurs de ski est ciblée par des réclamations à répétition. Celles-ci concernent essentiellement les calculs des droits et le versement des pensions de multiples adhérents qui s’estiment victimes de lourdes erreurs informatiques.

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