Et si un héritage se révélait être un cadeau empoisonné ? A Paris, une assistante dentaire locataire d'un HLM a craint l’expulsion après avoir hérité de la maison de sa mère, située près de Poitiers. En 2024, cette quinquagénaire a reçu un bien estimé à 210 000 euros, rapporte Angers Info. Redoutant de devoir quitter son appartement de 45 m² géré par ICF Habitat, elle s’est inquiétée d’une proposition de loi présentée en mars 2025. Ce texte envisageait d’écarter du parc social les locataires déjà propriétaires d’un autre logement.

«Je me voyais déjà à la rue, sans aucun logement et sans possibilité d’en louer un dans le parc privé, au moins le temps de vendre la maison de ma mère», confie-t-elle dans les colonnes du journal Ouest-France. Toutefois, ce projet, initié par l’ancien ministre du Logement Guillaume Kasbarian, a finalement été retiré avant son examen à l’Assemblée nationale. Selon l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil), la législation actuelle n’oblige à quitter le parc social que les locataires dont les ressources dépassent pendant deux années consécutives 150% des plafonds fixés.

Elle ne peut pas prétendre à un nouveau logement social

La maison héritée n’étant ni occupée ni louée, elle ne génère aucun revenu. La locataire peut donc, en l’état, conserver son logement. En revanche, si le bien devait être habité ou mis en location, sa situation pourrait être réévaluée.

Par ailleurs, si l’assistante dentaire devait faire une demande de logement social aujourd’hui, elle ne serait pas éligible. La détention d’un logement conforme à ses besoins constitue en effet un motif de rejet. Selon l’Union sociale pour l’habitat (USH), plus de 277 000 ménages attendent un logement social en Ile-de-France.

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