
Une situation quelque peu étonnante. Bruno Colonne, un employé de banque d’Hazebrouck, dans le département du Nord, a remporté en 1995 la somme de 70 millions de francs, soit 16 millions d’euros, au Loto. Mais 30 ans plus tard, on pouvait s’imaginer que cet employé de banque vivait dans une demeure à la hauteur de ses gains. Il n’en est rien puisqu’il vit actuellement dans un logement social. «Je suis bien où je suis, ce n’est pas un déshonneur», assure, auprès de la Voix du Nord, celui qui dément être ruiné.
Si ce cas peut prêter à sourire, ce n’est pas le cas de Guillaume Kasbarian, député Ensemble pour la République d’Eure-et-Loir. Celui qui souhaite mettre fin au logement social à vie n’a pas tardé à faire part de sa colère face à la situation de Bruno Colonne. «On nage en plein délire», s’est insurgé l’ancien ministre délégué chargé du Logement, sur X. «Vos impôts n'ont pas à financer le loyer de ceux qui ont les moyens de se loger dans le privé !», ajoute-t-il, avant de marteler : «OUI, il faut mettre FIN au logement social À VIE».
Une proposition de loi qui n’a pas aboutie
Pour rappel, au mois de mars dernier, Guillaume Kasbarian avait déposé une proposition de loi «portant fin du maintien à vie dans le logement social». Le texte affichait comme objectif de «favoriser l’accès au logement en améliorant la mobilité dans le parc social, qui est aujourd’hui bloquée». «Le logement social ne doit pas être une fin en soi, un but : il est l’une des étapes dans un parcours du logement qui doit mener à la propriété de son logement», précisait l’ancien ministre.
Sauf que cette proposition de loi, après avoir été rejetée en commission des affaires sociales, avait été finalement retirée de la séance publique à l’Assemblée nationale le mois suivant. Le dépôt d’une motion de rejet à son propos, par les députés de la France insoumise, avait sûrement dissuadé les partisans de ce texte de le soumettre aux députés.


















