
Un tiers des logements en France sont concernés par ces contraintes. En France, il existe des règles de préservation du patrimoine sur tous les bâtiments situés à moins de 500 mètres d'un monument historique. Cette mesure est appliquée dans une volonté de conserver l'esthétique des villes et villages sur tout le territoire. C’est notamment le cas à Avranches, dans la Manche, dont l'uniformité dans les rues doit être soignée et protégée. Ce qui freine considérablement tout projet de rénovation, rapporte BFM TV.
Pour montrer ces difficultés, la rénovation de l'immeuble d'une ancienne boucherie, avec la création de cinq logements, n’a pu se lancer qu’uniquement grâce à une aide financière substantielle de la mairie. Le bâtiment devrait passer d'une note G au diagnostic de performance énergétique à B avec l’isolation des murs, des planchers ou encore le changement du système de chauffage.
94 % des logements parisiens sont touchés
Si l’enjeu de ces rénovations est parfois technique, elles ne sont pas toujours compatibles avec celles de la rénovation énergétique. «Certains matériaux, notamment isolants, ne disposaient pas de résistance technique associée», reconnaît Clara Marchal, cheffe de projet au cabinet Urbanis, qui accompagne les propriétaires d’Avranches. Conséquence : de nombreux projets sont bloqués en raison d’un gain énergétique insuffisant pour obtenir des aides ou d’un coût trop élevé.
«Quand on rend un avis défavorable» à des travaux, «pour nous c'est un échec, notre ADN d'architecte est de faire des projets», avoue Fabien Sénéchal, président de l'association nationale des Architectes des bâtiments de France (ABF). Jusqu'à 89 % des logements à Nancy ou 94 % à Paris subissent ces contraintes. C’est ainsi qu’Avranches a créé un guide de travaux et organise des permanences mensuelles avec les ABF.



















