
Pour de nombreux Français, le lundi de Pentecôte ne sera pas synonyme de week-end prolongé. Depuis 2008, les entreprises peuvent en effet choisir cette date pour fixer la journée de solidarité, destinée à financer des actions en faveur des personnes âgées et en situation de handicap. Concrètement, il s’agit d’une journée de travail supplémentaire non rémunérée. Selon une étude Randstad relayée par BFMTV, entre 20 et 30% des salariés travaillent ce jour-là. Le lundi de Pentecôte fait pourtant bien partie des 11 jours fériés légaux prévus par le Code du travail.
Mais attention : un jour férié n’est pas automatiquement chômé. Seul le 1er mai est obligatoirement non travaillé. Pour les autres jours fériés, comme le lundi de Pentecôte, ce sont les accords d’entreprise, les conventions collectives ou, à défaut, l’employeur qui déterminent s’ils sont travaillés ou non. Dans les faits, plusieurs professions travaillent systématiquement lors du lundi de Pentecôte. C’est notamment le cas des personnels hospitaliers, des forces de l’ordre, des journalistes ou encore des agents des transports publics. Les métiers de la restauration, du tourisme et certains commerces restent également ouverts pour profiter de l’affluence liée aux beaux jours.
Une journée souvent travaillée dans certains secteurs
Lorsque le lundi de Pentecôte correspond à la journée de solidarité dans l’entreprise, le salarié doit travailler sans rémunération supplémentaire. Pour un salarié mensualisé à temps plein, cela représente 7 heures de travail non payées. Les salariés à temps partiel sont eux aussi concernés, mais de façon proportionnelle à leur durée de travail. En revanche, si le lundi de Pentecôte est chômé dans l’entreprise, le salarié conserve sa rémunération, à condition de justifier d’au moins trois mois d’ancienneté. Peut-on refuser de travailler ? Non si ce jour est travaillé dans l’entreprise ou retenu comme journée de solidarité. Une absence pourrait alors être considérée comme injustifiée. En revanche, un salarié peut demander à poser un jour de congé payé, un RTT ou un congé sans solde, sous réserve de l’accord de son employeur.



















