
Chiner
S’il a eu une première carrière en tant que chargé de développement dans le cinéma avant de monter son duo avec Aurélien Jeauneau, historien du design, Jérémy Pradier aime à rappeler qu’ils ont commencé en tant qu’antiquaires : «On a débuté il y a dix ans en chinant tout le temps, dans les brocantes, dans la rue, partout». C’est ainsi qu’ils finissent par ouvrir leur stand aux Puces de Clignancourt, au marché Paul Bert-Serpette.
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«Mon premier travail c’est celui des archives, ouvrir des livres, aller au musée des Arts déco, entrer dans les bibliothèques… il faut faire son œil», soutient Jérémy Pradier. Un œil bien aiguisé puisque le duo est connu pour son goût du design français de la seconde moitié du XXe siècle et des signatures comme Charlotte Perriand, Pierre Guariche, ou encore Michel Boué. Des lignes minimales, un goût pour l’artisanat, mélanger la création contemporaine et du vintage, voilà la signature Pradier-Jeauneau.

Editer
Faisant un parallèle entre son ancien métier de producteur et celui de galeriste, une de ses casquettes aujourd’hui, Jérémy Pradier rappelle qu’il s’agit surtout de soutenir la création. Depuis qu’il a ouvert en 2024 sa galerie parisienne au 37 rue de Verneuil, le duo tisse des conversations créatives avec des noms du design actuel comme Axel Chay, connu pour ses luminaires aux formes arrondies et ludiques, ou l’architecte Isabelle Stanislas, à qui l’on doit notamment d’avoir fait entrer la lumière dans le Palais de l’Elysée, et fait de son nom une marque.
Designer
Cette année, leurs premières pièces de mobilier sont présentées dans leur galerie. Une nouvelle voie que le duo explore aussi avec Monoprix. En juin, une collection de petit mobilier, linge de maison, vaisselle, sera disponible en magasin et sur le site de l’enseigne. Des objets proposés à des prix doux (10 euros l’assiette, 115 euros le miroir…). «C’est génial de naître en tant que designer avec une telle opportunité», se réjouit Jérémy Pradier.

Spéculer
«Si je continue à ne rien lâcher, peut-être que dans quarante ans ce canapé sortira en salle des ventes à 300 000 euros», s’aventure Jérémy Pradier, précisant que le design est désormais une source d’investissement avec une vraie valeur. Il y a même un nom pour ça, le Collectible Design. «L’art contemporain devenant trop cher, de nombreux investisseurs se rabattent sur le design. Le luxe l’a bien compris, toutes les maisons sont en train de se positionner sur ce domaine encore sous-exploité.»

190 euros, le tabouret en bois, réalisé avec Monoprix. 270 euros le tapis. 70 euros la nappe. 115 euros euros l’assiette. Des prix doux pour du design à collectionner.
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